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 LLEWELYN, VAUGHN ` close your eyes

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Vaughn Llewelyn
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MessageSujet: LLEWELYN, VAUGHN ` close your eyes   Mar 21 Avr - 18:07


La Triade,
Vaughn Llewelyn.

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    Hillcrist Seeley
    24 août.
    Vingt-neuf ans.
    Copenhague, Danemark, Europe.
    Anglo-danois.


2

    Voiture(s) conduite(s) : Une Ford Shelby Mustang de 1967.
    Arme(s) utilisée(s) : Ses poings et évidemment, les armes à feu tel que son GAMO P800.
    Pays préféré(s) : L'Espagne, un pays qu'il admire tant pour son équipe de football que pour ses richesses historiques.
    Héros qu'il admire : Le détective Sherlock Holmes, le tueur James Bond et le voleur de secrets Dom Cobb.


1

    • Il est du groupe sanguin O-.
    • Lorsque le corps de sa victime gît sur le sol, Vaughn dépose une rose contre son torse.
    • Après l'assassinat des trois personnes les plus importantes de sa vie, Vaughn n'a nourri son cœur et son esprit que d'un seul sentiment : La Vengeance.
    • Jusqu'à l'arrivée de Rain qui lui a fait connaître une toute nouvelle source de vie : L'Amour. Qui finalement se révèle être tout aussi douloureuse.
    • C'est un as au poker.
    • Le whisky est son meilleur ami.
    • Il est bien plus que polyglotte, puisqu'il parle à merveille le langage des signes.
    • Il cite souvent de grands auteurs, des séries télévisées, des films mais sans jamais l'affirmer. Il laisse penser qu'elles viennent de lui. A noter que cela ne marche pas avec tout le monde.
    • Cousu dans la poche intérieur de sa veste en cuir, à l'endroit même où se situe son cœur, un porte-clef semblant avoir traversé les deux guerres, ne quitte jamais Vaughn. Seul élément que la Triade lui a rendu de son père, il y tient comme à la prunelle de ses yeux, comme à sa propre vie, et ne le sort jamais, n'en parle jamais, et se contente de toucher cette petite poche de l'extérieur, dès qu'il en ressent le besoin. C'est à dire tous les jours.



    Avatar : Toujours Jensen Ackles I love you.
    Pseudo : Toujours Emma :green:
    Comment avez-vous connu le forum : Toujours au fin fond de mon cerveau, et toujours en compagnie du bien plus que cyberamour de ma vie : Dubble. I love you


ARCHIVAGE TERMINÉ

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Dernière édition par Vaughn Llewelyn le Mar 17 Aoû - 14:02, édité 46 fois
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Vaughn Llewelyn
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MessageSujet: Re: LLEWELYN, VAUGHN ` close your eyes   Mar 21 Avr - 18:09

II. LOAD YOUR GUN






« There's no such thing! Our bodies break down, sometimes when we're 90, sometimes before we're even born, but it always happens and there's never any dignity in it. I don't care if you can walk, see, wipe your own ass. It's always ugly - always! We can live with dignity - we can't die with it.. »


    -Il y a quelques mois. Voire années. Quelques unes. -

    « ANGELA LA SAINTE PAS CLAIRE » Hurla Vaughn, un sourire mesquin et plutôt fier se dessinant le long de ses lèvres. Il adorait ce surnom. Certains lui disaient que c’était une anagramme, d’autres un calembour, certains encore lui affirmait qu’il faisait là une contrepèterie. Lui se contentait de répliquer que c’était un jeu de mollet, très unique en son genre. Qu’il était l’inventeur d’un tout nouveau style qu’il n’avait pas encore nommé, et sur lequel il n’avait encore posé aucun droit d’auteur. Mais il le ferait. Il venait tout juste de claquer la porte et déjà des cris fusèrent. Il avait beau être chez lui, dans son appartement, le sien, Angie était très souvent là, pour ne pas dire toujours. Les courriers portaient le nom de Llewelyn mais elle les ouvrait. –Enfin, non, ils n’étaient pas toujours adressés à ce nom, mais elle les ouvrait tout de même-. Fort heureusement, ils avaient un terrain d’entente. Elle ramenait toujours le programme télévisé lorsqu’elle débarquait chez lui. Elle le piquait chez les voisins du dessus ou du dessous mais l’intention y était. Et puis elle ramenait de la pizza quelques fois. Qu’elle piquait également au devant des portes d’appartement voisines. Excuse : Si elle ne l’avait pas prise, elle aurait refroidie.

    « Je t’ai déjà dit de ne PAS m’appeler comme ça. Hé. » Un couteau à la main, non non elle ne cuisinait pas, elle se pointa devant lui, et attendit. L’œil suspect, Vaughn s’attarda sur les objets environnants, cherchant le moindre petit indice. RAS, rien à signaler.

    « J’ai trouvé la réponse. »
    « A quoi ? »
    « A ma question. Enfin ta. Notre question. »
    « … »
    « A propos du sexe. »
    « Je t’ai déjà dit que non je ne coucherait pas avec toi. »
    « Plus avec moi. Tu ne coucheras PLUS avec moi. Techniquement tu peux pas dire PAS, vu que tu l’as déjà fait. »
    « Si tu l’dis. »

    Ils se fixèrent durant de très longues minutes avant d’avancer vers le salon, à reculons pour Angela et cela, sans se quitter l’un l’autre des yeux.

    « Pour en revenir à ma question. »
    « Vas-y. » Tandis qu’elle jouait avec le couteau dans la paume de ses mains, Vaughn le lui retira, attirant ainsi toute son attention sur le magasine qu’il tenait dans les mains.

    « Sérieusement ? Dans un magasine ? Féminin ? »
    « Oui, ça aide à réfléchir, et j’en apprends des tonnes avec. » Fanfaronna-t-il, alors qu’elle priait sûrement le ciel pour arrêter cette supercherie, cette ânerie, et tous les mots finissant par –rie et lui traversant l’esprit. Connerie y compris.

    « Ecoute j'en suis venue à une conclusion : Le sexe peut tuer. Quand on fait l’amour, les pupilles se dilatent, les artères se contractent, la température augmente, le cœur s'emballe, la pression artérielle crève le plafond. La respiration s'accélère et devient haletante, le cerveau envoie des impulsions électriques dans tous les sens et des sécrétions jaillissent de toutes les glandes et les muscles se tendent et se crispent comme si on soulevait trois fois le poids de notre corps. C'est violent et c'est brutal. Et si Dieu ne s'était pas arrangé pour qu'on en redemande, ça fait bien longtemps qu'on aurait cessé de se reproduire. » Il termina son discours, la respiration elle aussi haletant puisqu’il ne s’était pas arrêté en cours de route pour reprendre son souffle et avait tout débité d'un trait, accompagnant toutefois ses dires par des gestes et des expressions hallucinantes.

    « Flippant dis donc. Tu vas arrêter de faire l’amour alors ? »
    « QUOI ? Non. Jamais de la vie. Le sexe c’est la vie comme je le dis souvent. Et je suis un grand sportif.»

    « Et donc ? Le but de tout ça c’est … » Attendant qu’il reprenne la parole, elle l’observa longuement et alors qu’elle s’apprêtait à repartir vers la cuisine, il finit par reprendre, son rythme cardiaque revenu à la normale.

    « C’est pour ça que je veux pas, tu sais, précipiter les choses avec … »
    « Rain. Rain. Je vois maintenant. Donc en fait. »
    « Je fais attention pour elle. T’imagines toi, nous les hommes on a la chance de n'avoir qu'un seul orgasme alors imagine les femmes ! »
    « J’imagine pas j’en suis une. »

    « Bon point. » Il approuva de la tête, une légère moue apparaissant sur ses lèvres, comme s’il était pris de court, comme s’il ne s’attendait pas à une telle réponse.

    « Et donc ça n’a rien à voir avec toi ayant peur de passer à l’acte parce que tu es attaché à elle et que d’habitude tu couches avec tout ce qui bouge. »
    « Non. »
    « Ce n’est pas ta manière de montrer que tu as des sentiments, d’avoir peur en croyant que tu accélères trop les choses et de te dire que si tu le fais, ça va peut-être tout changer. »

    « Non. » Il était de moins en moins confiant.

    « Ce n’est pas à cause de toutes tes aventures passées qui t’ont fait croire que lorsque le sexe entrait en ligne de compte, les sentiments étaient exclus, et que donc si tu le fais avec elle, tu pourrais croire qu’elle n’a pas de sentiments pour toi et donc être blessé. »

    « … » De moins en moins bavard.
    « Ce n’est pas ta manière d’avoir peur … parce que tu l’aimes ? »

    « … » Décidément, elle savait comment lui couper la parole.

    Un long silence. Très long.

    « Et la prochaine fois que tu cites Docteur House, dis le clairement. »



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Dernière édition par Vaughn Llewelyn le Jeu 7 Mai - 18:36, édité 28 fois
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MessageSujet: Re: LLEWELYN, VAUGHN ` close your eyes   Mar 21 Avr - 18:25






« I guess, if you're gonna have faith,
you can’t just have it when the miracles happen.
You have to have it when they don’t.
»

    Un an et demi, dix-huit mois, soixante dix-huit semaines, cinq cent quarante-sept jours, en tout Vaughn et Rain avaient passé plus que treize mille heures ensemble. Un formateur, une élève … ils n’auraient dû se connaître que pour un an, après quoi il était prévu de ne plus jamais les envoyer dans une mission commune. Douze mois, c’était tout. C’était l’une des lois fondamentales de la Triade. Ne jamais envoyer un formateur avec son ancienne recrue une fois les douze mois passés. Et vice-versa. Selon les agents les plus haut-gradés de l’organisation, la raison ne demeurait qu’en un point : L’attachement. Durant un an, le formateur et sa recrue ne faisaient plus qu’un, ils se réveillaient à la même heure, à quelques pas seulement l’un de l’autre, passaient la journée ensemble, mangeaient les mêmes aliments au même moment, et l’un ne pouvait s’endormir que si l’autre le décidait (le formateur étant celui qui décidait, bien évidemment.) Au fur et à mesure, ils passaient d’étrangers à partenaires, d’une relation hiérarchisée à un même statut. Au fur et à mesure, ils s’attachaient. Et ça, Vaughn en avaient pertinemment conscience. Il l’avait su dès le premier instant, dès leur première rencontre, et même avant ça, il l’avait pressenti. C’était écrit. Et pourtant, il n’avait rien fait pour aller contre ce sentiment. Au fil des jours, il avait laissé la jeune femme égailler sa vie, dessiner des sourires et des rires sur son visage. Lui qui avait pris l’habitude de la fermer à clef, avait cette fois ouvert en grand la porte de son cœur. Et elle était passée, entrée, sans la moindre difficulté. Les difficultés, elles étaient venues après. Au terme de cette année de formation. Oh oui elles étaient venues. Car on ne dit pas : « Je quitte la Triade définitivement si vous l’envoyer aux Etats-Unis. » sans de lourdes conséquences. Il était le premier à avoir osé, le premier à l’avoir fait. Et elle en était tout simplement la raison, la cause. Sa force.

    Il l’avait entrainé dans cette mission promettant que tout se passerait bien, qu’il avait tout sous contrôle, et il comptait bien s’y tenir. Malgré les obstacles qui s’élevaient sur leur chemin, malgré les assassins qui s’élançaient à leur poursuite, malgré tous les dangers que l’on pouvait imaginer. Il les sortirait de là. Elle la première. Et il s’y tint. Dans un bruit assourdissant et la stupeur générale, deux portes tranchèrent le couloir en deux. Après un sursaut des plus spontanés, Vaughn resta contre le sol plusieurs minutes, encore sonné par sa chute et le choc de sa tête contre la porte. Car oui, elle était tombée à un centimètre seulement de lui. Un centimètre devant lui, un centimètre derrière Rain. Un centimètre qu’il maudirait pour le restant de sa vie, même si, vu la situation, le restant de sa vie ne serait pas si long qu’il aurait dû. Lorsque ses esprits lui revinrent finalement, lorsqu’il put prendre conscience l’extrême, dangereuse et délicate situation dans laquelle ils étaient fourrés, Vaughn se releva d’un bond avant de se précipiter vers la vitre.


    « RAIN ! RAIN ! » Crita t-il, martelant de coup la vitre, l’once d’espoir qui lui restait s’éteignant au fur et à mesure que les coups écorchaient ses mains, et non la vitre. Lorsqu’il la vit faire de même, lorsqu’il lut sur son visage le désespoir qu’il ressentait aussi, Vaughn sentit son cœur se serrer et le pressentiment que Rain avait dit percevoir, s’infiltrer dans son corps tout entier.

    Soudain, ses oreilles sifflèrent et instinctivement, Vaughn se retourna, tout en restant coller à ce carreau de malheur. Si on avait pu entendre ce qu’il se criait intérieurement, on aurait aussitôt redéfini ce qu’était la vulgarité. Face à lui, d’énormes vagues d’une eau verdâtre affalaient, remplissant à une vitesse considérable l’interminable couloir. Même si la peur s’emparait de son esprit à la même vitesse, sa seule priorité était Rain. Soufflant un bon coup, il serra les poings avant de se retourner, pointant du doigt sa partenaire.


    « RAIN » Hurla t-il lorsqu’il l’a vit sortir son arme. Elle était folle, aliénée, démesurément jetée. A quoi pouvait-elle bien penser pour seulement croire que son idée fonctionnerait. Les gestes saccadés qu’il accomplissait aurait dû la dissuader d’un tel acte mais, comme il le redoutait, elle n’en fit qu’à sa tête, et tira droit dans la vitre. Se baissant aussitôt (sait-on jamais), Vaughn enfouit son visage dans ses mains, percevant les fins bruits s’échappant des rebonds métalliques de la balle.

    « RAIN » Cria t-il une nouvelle fois espérant qu’elle n’avait pas été touchée. Soulagé lorsqu’il la vit se relever, il la fusilla de ce regard autoritaire qu’elle détestait avant de poser sa main contre le carreau. Une dernière fois. « Rain. » Souffla t-il. Il n’essayait plus de la convaincre, il n’essayait plus de lui faire comprendre qu’elle devait partir. Sa vie valait mille fois la sienne, mais elle était trop têtue pour seulement admettre qu’il pouvait le penser. Il haïssait son obstination sans borne, sa tête-de-mule, il haïssait son désir de vouloir sauver le monde par tous les moyens, et ses idées fantasques qui lui venaient lorsqu’elle paniquait. Il haïssait qu’elle soit tant vulnérable quand on parlait de lui. Il haïssait l’effet qu’il produisait sur elle, sur ses instincts. Il s’haïssait pour la mettre tant en danger. Il s’haïssait pour tant l’aimer.

    Comme il l’avait calculé, l’eau était maintenant à ses genoux et dans quelques minutes seulement, elle le recouvrirait complètement. Il avait besoin de savoir qu’elle sortirait saine et sauve d’ici. Besoin de la savoir vivant, à l’extérieur d’ici. Loin de ce bâtiment et de ce qu’il renfermait. Il la voulait loin, loin de lui et des dangers qu’il attirait, qu’il causait. Et pour ça, il comptait bien sur l’aide des deux agents présents dans le dos de Rain. Peu à peu, il crut entendre le débat acharné qui se déroulait de l’autre côté. En fait, il l’imaginait. Il imaginait ses arguments déterminés, les menaces qu’elle leur profanerait s’ils tentaient de l’emporter de force. Il imaginait les expressions qui envahiraient son visage, les yeux qu’elle dessinerait lorsqu’elle comprenait qu’ils ne la laisseraient pas là, et surtout, le regard qu’elle lui lancerait lorsqu’en se retournant, elle comprendrait qu’il voulait, vraiment, qu’elle les suive. Qu’elle parte, qu’elle le laisse. Et qu’elle ne se retourne pas. Jamais.

    Durant le monologue de l’un des trois (il ne savait pas trop qui parlait de la jeune femme et des deux zigotos), Vaughn fit comprendre à ses deux collègues qu’ils n’avaient plus qu’une solution : La force. Par l’intermédiaire d’un langage des signes très au point, auquel il ajoutait des petits bruitages que seul lui percevait, à base de COUIC et de TCHTCH, Vaughn espérait les faire sortir à temps. L’eau montant de plus en plus vite, il ne fut bientôt plus capable d’ouvrir la bouche et de s’occuper d’eux comme il l’aurait voulu, c’est alors qu’il parvint à sourire, une dernière fois, les voyant s’éloigner, Rain la dernière comme il s’en serait douté. Personne ne sut s’il avait perdu une larme dans ce redoutable océan, mais tout le monde se doutait que s’il l’avait fait, ce n’était ni parce qu’il pensait mourir, ni parce que le chlore lui piquait les yeux. Non. C’était pour elle.


    ***


    Et puis il y avait eu un trou noir. Le flou complet, la perdition totale. Il s’était soudainement senti aspiré par une force obscure, une puissance extraordinaire dont la description, dont le sens lui échappait et lui échappe encore totalement. C’était quelque chose d’indescriptible, d’intouchable. Il n’y avait pas de mot, pas de geste. Il l’avait juste senti, et peut-être même vue. Il avait vue une lumière blanche, éblouissante, une lumière qui le transperça complètement. Elle ne lui était pas destinée. Et puis, ses yeux s’étaient clos. Comme ça, sans aucune autre précision, aucune autre attente. Après coup, beaucoup lui expliquèrent qu’il s’était senti happée par le Paradis, par Dieu et ses Anges, des choses auxquelles Vaughn n’avait jamais cru, et auxquelles il ne croit toujours pas. Ce ne sont pour lui que des balivernes de première, des histoires sottes que l’on raconte aux enfants comme on leur fait croire au Père Noël. Ni plus ni moins. Alors, que lui était-il arrivé ? Il ne le sut jamais. Le psychologue de la Triade lui expliqua que ce pouvait être son subconscient, il aurait imaginé une telle scène pour se sentir en sécurité, il se serait inventer un tel scénario pour à la fois, défier la réalité et s’en cacher. Connaissant le phénomène Vaughn, il était fort possible qu’il est imaginé toute cette histoire d’après un film, mais selon lui, c’était faux. Il l’avait vécu. Après plusieurs séances, tous les tueurs à gage de a Triade, tueurs et spécialistes, avaient laissé tomber le cas Llewelyn. Il était revenu point. C’était ça l’important. Ça et rien d’autre.

    Mais pour lui, c’était tout le reste l’important. Tandis que les mois s’écoulèrent, tandis que des bribes de mémoire lui revinrent, Vaughn tentait d’assembler péniblement les pièces d’un puzzle qu’il ne finirait jamais. Il se souvenait de l’eau, de son dernier regard avec Rain, l’infinie tristesse qu’il avait ressentie, une tristesse nouvelle et incomparable. Son cœur s’était noyé au milieu de cet océan alors qu’il l’avait protégé comme jamais. La mort de son père, de son meilleur amie, de Jens. Il croyait avoir tout vu, tout vécu. Perdre un être cher, il connaissait cette souffrance. Mais savoir que cet être cher continuerait de vivre, savoir que c’était vous qui abandonniez et non lui, c’était tout autre chose. Il ne pouvait blâmer que sa personne. Et puis, il se souvenait d’un réveil, une pièce close, blanche écarlate. Il se souvenait d’une femme, blonde, grande, le regard presque attendri. Et puis, il la revoyait lui ouvrir une porte, puis deux puis l’extérieur, le soleil, la chaleur, la verdure, l’Italie, une date. Deux mois s’étaient écoulés. Deux mois durant lesquels il n’avait aucune idée de ce qu’il avait fait, dit, écouté, de ce qu’il avait vu, qui il avait connu. Il n’en savait rien. Ce qu’il savait, c’était qu’il devait rentrer. Juste rentrer. Retrouver son organisation. La retrouver.


    ***

    « Some people fight, some people fall
    Others pretend they don't care at all
    If you wanna fight I'll stand right beside you
    The day that you fall I'll be right behind you
    To pick up the pieces.
    »

    Adossé à un arbre, Vaughn comptait les minutes et les heures depuis plus de trois semaines. Trois semaines qu’il était rentré, trois semaines qu’il attendait. Il n’avait eu aucun contact avec la Triade, et était rentré à Copenhague par ses propres moyens, sans éveiller l’attention, accomplissant au passage quelques contrats officieux. Et il était venu se voir, se lire, se pleurer. Sa tombe. Une pierre avait été dressée en son hommage et son corps n’ayant jamais été retrouvé (plutôt normal), il disposait d’une malheureuse place dans un coin oublié du cimetière. Mais il ne se plaignait pas. Comment aurait-il pu de toute manière. C’était simplement ainsi.

    Voilà trois semaines qu’il observait les allez-retours de certaines mêmes personnes, qu’il inspectait curieusement d’étranges rôdeurs, qu’il arrosait discrètement, à la nuit tombée, les fleurs des malheureux ne recevant jamais de visite. Il se sentait fier d’accomplir une telle tâche, un acte respectueux et sans aucune attente. Il rendait service et hommage. Curieusement, il se sentait vivant. Ce n’était peut-être pas aussi intense que de se lancer dans une course poursuite sur des rails de chemin de fer, pas aussi bonifiant qu’escalader une montagne à la corde, pas aussi paradoxal que de se sentir fier d’avoir tué un homme, mais c’était aussi bien. C’était vrai.

    Et puis, alors qu’il désespérait, alors qu’il pensait que personne ne viendrait le voir (il aurait d’ailleurs deux trois mots à dire à deux trois personnes), elle arriva, le regard perdu mais l’allure déterminée. Le visage pâle mais une silhouette élégante. Elle arriva. Et il sourit. Sourit comme il ne l’avait pas fait depuis longtemps.


    « Je pensais que tu ne viendrais jamais… » Souffla t-il, tout en se déplaçant de quelques centimètres pour se laisser voir. Pour qu'elle le voit, comme pour la première fois.

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Dernière édition par Vaughn Llewelyn le Ven 17 Sep - 23:56, édité 12 fois
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MessageSujet: Re: LLEWELYN, VAUGHN ` close your eyes   Mar 21 Avr - 18:30

III. AND PULL THE TRIGER.

« Favor gonna kill you faster than a bullet. »
L'Impasse.


    Spécialité : Bien qu'il pratiquait les arts martiaux lors de son adolescence, histoire de marquer profondément cette période de rébellion, c'est véritablement les armes à feu avec lesquelles il excelle. Qu'elles soient automatiques, semi-automatiques, d'épaule ou de poing, Vaughn honorent tous ses contrats en leur compagnie et les manie avec une dextérité à faire pâlir les James Bond nationaux.
    Points forts : Au contraire de ses points faibles, Vaughn n'aura aucun mal à vous avouer de quels points forts il jouit, et aura même tendance à les exagérer. Néanmoins, ce serait insensé de nier qu'il ne possède pas d'impressionnants atouts pour ce métier. Ainsi, Vaughn est depuis ses dix-huit ans, un tueur tout le contraire de spontané mais bien réfléchi et calculateur. Il prépare ses contrats des semaines à l'avance, pensant à toutes les possibilités de ripostes, allant même jusqu'à se perdre dans des scénarios cinématographiques qui ne pourraient en aucun cas se produire dans une telle réalité. Il calcule ses trajectoires au millimètre près et avec la discrétion qu'on lui connaît, va plusieurs fois sur le terrain pour l'examiner, de près ou de loin. De même, ne cessant de se fixer des objectifs que beaucoup qualifient d'extrêmement dur et nécessitant bien plus qu'une vie pour être réalisé, Vaughn est devenu un homme persévérant qui n'avance dans la vie qu'en ne se donnant des buts à atteindre, des défis à relever. Il n'hésite pas à rendre une expérience difficile amusante pour mieux se motiver et ainsi se surpasser. Ce trait de caractère se retrouve dans toute sorte de circonstance puisqu'il use et abuse de l'humour comme arme première lors d'une mission. Doté d'un véritable sens de la répartie et un contrôle hors-pair de soi, il n'hésite pas à parler, parler et encore parler tandis qu'il effectue une infiltration des plus risquées et nécessitant habituellement, beaucoup de calme. Il a d'ailleurs le don extraordinaire d'énerver ses collègues en un temps record. Mais vraiment, vraiment record. En outre, s'il se permet de telles manières, c'est qu'au fond, il manque énormément de confiance en lui. Alors il essaie de se baser sur des faits connus et des dires répétés pour se forger un semblant de confiance, une carapace pleine d'assurance et de désinvolture.
    Points faibles: Même s'il se cache bien de les crier sur tous les toits, préférant s'abstenir et affirmer qu'il n'a aucun points faibles, Vaughn est très exigeant envers lui-même et n'accepte ni les remarques, ni les échecs. Caché sous des boutades sans queues ni têtes et une vanité exagérée, on trouve même chez lui un complexe d'infériorité. Il se compare sans cesse à son père, à Jens, à Evan, trois personnes qu'il a toujours trouvé meilleur que lui, et qui pour le booster lorsqu'il n'était qu'une recrue, ne cessait de lui dire, que s'il continuait ainsi, il n'arriverait jamais à leur niveau. Ce n'était que pour le motiver, ce n'était vrai que lorsqu'il était une recrue insouciante. Mais il continue de se remémorer ce genre de phrases, et se fixe sans cesse des objectifs bien trop difficiles pour se surpasser. Mais un jour, à force, il tombera. (cf anecdote). Certain qu'être vulnérable ferait de lui le maillon faible de l'organisation, il n'a toujours pas compris que se montrer ainsi imbus de sa personne est bien pire et lui vaut de nombreuses railleries hypocrites. De la même manière, pensant se protéger des critiques et, en fait du mal humain, il met un point honneur à ne pas s'attacher, quitte à sembler sans cœur. C'est en fait la continuité des douloureuses pertes qu'il a connu, et même si l'arrivée de Rain avait un peu arrangé les choses, son départ l'a conforté dans l'idée que mélanger les sentiments au reste, est une très mauvaise idée. Seulement, il est arrivé à un stade où il ne montre plus aucun sentiment. Il ne fait que les cacher derrière des beuveries et des histoires sans lendemain. Même si ces deux derniers points n'interfèrent jamais avec son boulot de tueur, de nombreuses personnes lui râbachent d'arrêter ce genre de conneries pour à la place, essayer de récupérer la seule personne ayant réussi à dérober son coeur. Mais c'est également l'une de ses plus grandes faiblesses. Si quelque chose lui arrivait, ce serait la fin. La vie de Rain vaut bien plus que sa propre vie, et il n'hésiterait pas à se mettre en danger pour lui assurer la vie sauve.
    Voiture favorite : Les voitures, l'une de ses grandes passions. La vitesse, l'esthétisme, la puissance. Elles mêlent toutes les qualités rêvées, et ne parlent pas. Depuis huit ans maintenant, il passe ses journées au volant d'une petite merveille de 1967 : Une Ford Shelby Mustang qu'il chérit non pas comme un animal mais comme un véritable être humain. Elle ne passe pas pas inaperçue mais sans attirer tous les regards de tous les passants, elle ne flambe pas plus qu'il ne le faut, elle est rapide, esthétique, puissante et dispose d'un coffre d'une grandeur impressionnante.
    Armes utilisées: S'il devait choisir parmi la panoplie d'armes qu'il a accumulé aux fils des années, Vaughn n'aurait aucun problème à isoler de tous les autres son taurus raging bull. Cette arme, il la tient de son père qui la tenait de son père, qui lui-même le tenait de son père et ainsi de suite depuis des décennies. C'est un héritage sans égal que le jeune homme chérit plus que tout. C'est le seul véritable souvenir qu'il tient de son père. Lorsqu'il empoigne avec force et détermination le revolver, Vaughn a l'impression de se voir offrir la puissance et la dextérité de son défunt paternel. C'était comme si l'arme lui offrait les qualités de ses aïeuls. Avec une portée de soixante-dix mètres, cette arme était autrefois utilisé pour la chasse mais s'est au fur et à mesure, transformée en une arme fatale sur cible en mouvements. Finalement, sa classe et son esthétisme sans pareil font d'elle une véritable représentation miniature de Vaughn, comme il aime le souligner.
    Expérience dans le domaine : Cela fait maintenant vingt ans que Vaughn connaît l'existence de la Triade et des Deadly Vipers, vingt ans qu'il sait où sa vie le mènera et comment elle se terminera. Mais son expérience, il ne l'a véritablement acquise et développée que depuis neuf ans. Il y a neuf ans, il devenait le petit protégé de Jens, un tueur des plus respectés et qualifiés mais également un père, un père aimant, qui au terme d'une formation acharnée et épuisante, offrait à Nolhan le statut de tueur à gage ainsi qu'une nouvelle identité. A présent, il répondait au nom de Vaughn Llewelyn. Malheureusement, Jens fut abattu de la même manière que son père l'avait été, dédoublant la haine que le nouveau tueur portait à l'organisation adverse. Grâce au talent dont jouissait son formateur, grâce à la crainte et au respect que son visage inspirait (en particulier son regard, le même que son défunt père), Vaughn s'est rapidement fait une place et un nom au sein de l'organisation pour aujourd'hui être l'un des meilleurs agents. Cependant, le jeune homme n'a jamais cherché à monter jusqu'au dernier barreau de cette dangereuse échelle, le pouvoir ne l'intéressant pas. Il n'a ni besoin de contrôler des hommes ni d'accéder aux hautes informations pour savoir ce qu'il doit faire et comment, il se débrouille par ses propres moyens, jouant de ses compétences et contact comme personne. Il y a quelques années, il accepta, sans vraiment s'en rendre compte, de prendre sous son aile une recrue, une jeune femme qui n'était autre que la fille de son ex-formateur. Rain. Il l'entraina comme son père l'avait entrainé, lui transmis son savoir comme il l'avait fait, sans jamais s'impliquer personnellement. Du moins, il pensait ne pas l'avoir fait. Mais ça, c'est une toute autre histoire. Aujourd'hui, il ne sait plus s'il doit accepter de nouvelles recrues, il ne sait plus où il en est dans la hiérarchie mais ce qui est sûr, c'est qu'il n'est pas n'importe quel tueur.
    Position vis à vis des Deadly Vipers : Dire qu'il les haït serait un très doux euphémisme. Le plus doux de tous. C'est simple, il n'a qu'une seule envie : Les accrocher en plein désert du Sahara à une simple planche de bois, n'attendant que les vautours, la faim et la soif pour les tuer, à petit feu. A petit feu : voila la clef. Il veut les voir souffrir, les amputer d'une main puis d'une autre. Il veut leur arracher la vie comme ils lui ont arraché le cœur. Ils lui ont tous pris, d'abord son père, son modèle, son héros : Nicholas Hillcrist. L'un des meilleurs de sa profession mais avant tout un père exemplaire. Peut-être souvent absent, mais merveilleux lorsque présent. Puis, ils lui ont enlevé Evan, le frère qu'il n'avait jamais eu, et puis finalement la seule personne sur qu'il avait toujours pu compter, la seule qui avait cru en lui dès le début, qui l'avait aidé, porté, supporté, qui lui avait tout appris et ce dans tous les domaines, ce n'était plus simplement un formateur, ni un observateur, c'était un deuxième père : Jens. Ils ont saccagé sa vie, sa famille, piétiné son cœur. Et pour sûr, ils le paieront. Coûte que coûte.

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