AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 RAIN LISHKA • already over now

Aller en bas 
AuteurMessage
Rain Lishka
KILLING DOLL | The last word you'll breath will be my name
avatar

Nombre de messages : 533
Age : 27
Devise : Liily / Marion
Agence : : Love never dies a natural death. It dies because we don't know how to replenish its source. It dies of blindness and errors and betrayals. It dies of illness and wounds; it dies of weariness, of witherings, of tarnishings.

Undercover
Répertoire:
Agenda:
Missions effectuées :
0/0  (0/0)

MessageSujet: RAIN LISHKA • already over now   Mer 22 Avr - 17:50

" Sometimes you cannot believe what you see, you have to believe what you feel. And if you are ever going to have other people trust you, you must feel that you can trust them, too. Even when you’re in the dark. Even when you’re falling. "
Mitch Albom





    I. Human Weapon.

    Nom(s) : Lishka. Un nom dont elle est fière et auquel elle est très attachée. Elle est la dernière descendante de cette grande famille qui s’éteindra avec elle, mais ce n’est pas ce qui la rend triste quand elle y pense, c’est de se dire que, justement, elle est la dernière de sa lignée.
    Prénom(s) : Rain, tout simplement.
    Nom de code : Amber Ahern est le pseudonyme qu’elle utilise le plus souvent, bien qu’elle ne résiste pas l’envie de se forger de toutes nouvelles identités lorsqu’elle est à l’étranger, devenant russe ou française. Amber était le nom de sa mère, qu’elle n’a jamais connue puisque celle-ci a quitté le pays sans prévenir lorsque Rain n’avait que trois ans. celle-ci lui a maqué plus qu’elle ne veuille l’admettre, et ce pseudonyme était une façon comme une autre de lui rendre hommage.
    Surnom(s) : Aucun, puisqu'elle préfère oublier tous ceux donnés par ceux auxquels elle tenait.
    Âge : Elle est arrivée à la fin de sa vingt et unième année.
    Date de naissance : Un douze février sous le manteau neigeux immaculé de l'hiver.
    Lieu de naissance : Copenhague, Danemark
    Nationalité : Danoise
    Métier : Grâce à son jeune âge, Rain peut facilement passer pour une étudiante sans éveiller le moindre soupçon. Depuis trois ans maintenant, elle suit les cours d'art moderne à la faculté de Copenhague, ce qui lui permet à la fois d'enrichir sa culture artistique et de bénéficier d'une couverture solide et peu contraignante.


" She says nothing at all, but simply stares upward into the dark sky and watches, with sad eyes, the slow dance of the infinite stars. "
Neil Gaiman



    II. Load your gun.



    12 Février. Rain a 15 ans.

    « CHEESE »

    La lumière aveuglante du flash la figea une seconde sur place, toujours aussi mal réglée, puis Rain se précipita vers son frère ainé, Evan, en manquant de faire tomber l’appareil photo. Elle éclata de rire tandis qu’elle lui sautait au cou, sous le regard amusé mais bienveillant de son père. C’était aujourd’hui le grand jour. Son anniversaire. Ses quinze ans. Un passage symbolique qui l’éloignait encore plus de l’enfance. Même si, du haut de ses vingt et un ans, Evan était encore convaincue qu’elle jouait encore à la poupée. Il ne comprenait rien à ces choses là, mais pour une fois, elle lui pardonnerait.

    « Papa, quand est-ce que j’aurais mon cadeau ? J’attend depuis des jours, des semaines, une éternité … »

    Se détachant de son frère, elle alla se planter devant Jens, arborant son plus beau sourire. Elle savait qu’ils avaient préparé quelque chose, même si leurs absence répétées l’empêchaient d’obtenir assez d’indice pour deviné. Mais il s’agissait de son anniversaire, et ils s’étaient tout révélés exceptionnel. Pas question que celui-ci déroge à la règle !

    « La patience est une vertu Rain, je devrais te laisser attendre pour que tu le comprennes par toi-même. »
    « J’attendrais plus tard, s’il te plait, s’il te plait, s’il te plait »
    « Ne me regarde pas comme ça… »
    « Comment ? »
    « Avec cette moue, tu sais que je ne peux rien te refuser ! »

    Un éclat de rire réchauffa encore un plus l‘atmosphère, les yeux de Rain brillant tout à coup d’exitation, et elle enlaça son père en lui déposant un baiser sur la joue. C’était son héros, personne ne lui arrivait à la cheville. Lui et Evan était sa seule famille, son monde, ses modèles. Elle ne les voyait que trop rarement, mais les instants partagés avec eux étaient si précieux qu’elle ne les gâchaient jamais en étant de mauvaise humeur. Décevoir son père serait assurément la pire chose qu’il puisse lui arriver, et jamais elle ne ferait quoi que ce soit dans ce sens. Quand à son frère… C’était le meilleur, tout simplement. De tous les jeunes hommes qu’elle avait eu l’occasion de croiser, aucun ne lui arrivait à la cheville. Aussi fort, rassurant, drôle, beau, protecteur. Elle l’idéalisait peut être trop, mais leur différence d’âge était telle qu’il n’y avait jamais eu de rivalité entre eux. Rien qu’une entente parfaite.

    Son père tourna alors les talons, tandis qu’Evan se rapprocha d’elle, passant son bras autour de ses frêles épaules, et lui sourit sans un mot. Pas de plaisanterie cette fois. Seulement le grand frère qu’elle aimait plus que tout, qui était une fois de plus là pour elle. Sans lui, elle ne serait pas capable de tenir le coup. Même leurs longues absences semblaient courtes grâce aux coups de téléphone, et leur retour était pour elle comme le retour de la lumière après une nuit sans lune.


    « EVAN »
    « J’arrive. Ferme les yeux Rain, surtout ferme les yeux. Tu vas voir, la surprise en vaut la peine. »
    « D’accord. »

    Elle acquiesça d’un signe de tête, puis ferma les paupières aussi fort qu’elle put, trépignant d’impatience. Cela s’annonçait grandiose. Vraiment inoubliable. Les secondes s’écoulèrent tandis que des éclats de voix lui parvenait. Elle ne pouvait distinguer les mots, mais l’intonation était angoissée. La voix de son père semblait inquiète, tandis qu’Evan parlait à toute vitesse. Ses sourcils se froncèrent, mais elle n’ouvrit pas les yeux. Elle n’avait pas le droit. Un bruit de moteur se fit entendre, une moto. Était-ce ça, le cadeau ? Un bolide ? Elle en doutait, et continuait à se poser des questions lorsque qu’elle entendit des bruits de pas dans sa direction. Les yeux brutalement ouvert, elle fixa Evan et son père qui couraient vers elle.

    « Rain, couche toi. MAINTENANT. »
    « Mais… »
    « C’EST UN ORDRE »

    Les yeux écarquillés, elle se laissa tomber dans l’herbe verte du jardin, les bras au dessus de la tête, les larmes roulant sur ses joues. Elle ne savait pas pourquoi, mais elle avait peur. Terriblement peur. La suite de passa très vite. Le bruit de la moto s’intensifia jusqu’à ce qu’elle sente l’air dans ses cheveux, avant de disparaitre. Deux coups de feu furent tirés, promesse de mort et de tragédie. Son cœur s’arrêta une seconde, et elle se releva d’un bond. Se figea. Retomba. S’effondra.

    Ils étaient là, allongés tout comme elle dans l’herbe. À quelques mètres. Mais ne se relevait pas. Luttant contre la terreur accentuée par le silence de mort qui avait suivit l’échange de coups de feux, et avança de quelque pas. Puis poussa un hurlement de douleur. La chemise d’Evan était tâchée d’écarlate, ses yeux sans vie fixant le ciel. Son père avait les yeux clos, mais ne respirait plus non plus. En une seconde, ils avaient quittés ce monde. C’était impossible, l’instant d’avant elle les serrait dans ses bras, et maintenant c’était terminé. Ils l’avaient quitté. Les larmes aveuglèrent son regard, et elle se mit à pleurer. Des heures durant, elle pleura, contre les corps inanimés de ceux qu’elle aimait plus que tout. Ils étaient les seuls personnes qu’elle aimait, qu’elle connaissait, et ne pouvait pas vivre sans eux. Sa vie se trouva bouleversée à jamais ce jour là, cette seconde. Elle pleura de chagrin, de stupeur, d’incompréhension, de colère. Celui qui avait fait cela le regretterait. Ils n’avaient rien fait de mal, et pourtant ils avaient été abattus. Elle retrouverait le responsable. Elle lui ferait payer. Elle leur devait ça, parce qu’ils étaient les deux êtres qu’elle adorait.


    5 Avril. Rain a 21 ans.

      « COMMENT AS-TU OSE, COMMENT ? »


    La nuit était tombée sur Copenhague, enveloppant la ville d’une pénombre inhospitalière. Le vent, plutôt que souffler, semblait gémir, à l’origine des sinistres mouvements dans le feuillage des arbres. Cette sensation de malaise était accentuée dès que l’on quittait le centre de la ville, la sécurité de l’éclairage pour les quartiers extérieurs, que tout personne saine d’esprit éviterait. Mais pas elle. Le taux de criminalité y était bien supérieur à la moyenne, et on savait que les agents des Vipers s’y rendaient parfois. C’était bien pour cela qu’elle était venue. Le contrat était dangereux, risqué mais peu urgent. On avait voulu le confier à un agent plus âgé, elle avait insisté. Comme toujours, elle avait choisit d’honorer une mission où les chances de s’en sortir indemne étaient inférieur à 50%. Puisqu’elle n’avait plus rien à perdre, elle se contentait de se montrer le plus efficace possible. Et efficace, elle l’était, rien à lui reprocher de ce côté-là. C’est du côté personnel que cela devenait plus compliqué, mais elle refusait d’en parler. Toujours.

      « TU N‘AS PAS LE DROIT, C‘EST INJUSTE, TU ES INJUSTE. »


    Assise au volant de sa voiture, Rain relisait une fois encore les informations sur sa cible. Son âge, ses habitudes, les raisons de son exécution. Un trafiquant d’armes brésilien venu passer un peu de bon temps dans la capitale danoise. Accompagné, bien sûr, de gardes du corps. La jeune femme laissa échapper un soupir, vérifia une nouvelle fois le chargeur de son arme, puis appuya la tête contre le dossier de son siège, les yeux clos.

      « JE TE FAISAIS CONFIANCE, JE CROYAIS QUE TU ÉTAIS AVEC MOI. »


    Un craquement se fit entendre, et elle ouvrit les yeux en sursautant. Glissant l’arme dans la poche de son manteau, elle sortit du véhicule en claquant la portière, se retrouvant face au trois hommes qui s’étaient arrêtés, aux aguets, en la voyant. Tout n’allait être qu’une question de secondes, comme toujours. Une contre trois. Combien de chances avait t-elle de s’en sortir vivant ? Une sur trois, étant donné qu’ils étaient probablement tous armés. Qu’elle soit surentrainés et spécialiste des armes à feu ne comptait plus. Seule la maitrise de soi importait. Cependant, elle agissait seule. Et c’était son plus grand atout. Plus personne ne dépendait d’elle. Personne ne serait blessé par sa faute. C’était elle, et seulement elle.

      « Tu étais le seul auquel je faisais confiance. Le seul. Depuis … »


    Les mains dans les poches, serrant la crosse des deux automatiques qu’elle possédait, Rain avança d’un pas, puis d’un autre. Un sourire forcé apparut sur son visage, laissant apparaitre la blancheur de sa dentition. La nuit jouait en sa faveur, puisque ses yeux étaient invisible. Leur annonce mortelle ne pouvait pas être visible de sa cible. Ses talons claquèrent sur la chaussée détrempées, et elle prit une grande inspiration. Les trois hommes s’étaient détendus, celui au centre commençait même à ricaner.

      « JE M’EN CONTREFICHE DE CE QUE TU CROIS ÊTRE LE MIEUX POUR MOI. JE SUIS ASSEZ GRANDE POUR ME DÉBROUILLER SANS TOI, RETROUVER CETTE ORDURE EST MON SEUL BUT ET TU LE SAIS ! »


    Puis, la seconde déterminante arriva. Rain avança, toujours sans un mot, et tira deux coups, un par pistolet. Les deux gardes tombèrent, touchés tous deux en pleine tête sous le regard horrifié du petit homme corpulent. Il fit un geste comme pour s’emparer de quelque chose dans sa veste, mais un coup de feu frôlant son épaule le dissuada de continuer. Arrivée à un mètre de lui, elle tendit la main, le fixa d’un regard glaçé, vide de toute émotion. Ce n’était qu’un contrat, une cible à abattre. Que ce soit lui ou un autre, peu importait, comme peu importait que ce soit elle ou un autre qui ce charge de lui.

      « Je te déteste, Vaughn Llewelyn. »


    Puis elle actionna une quatrième fois la gâchette. La détonation rompit le silence de mort. Il tomba, mort avant d’avoir touché le sol, un mare écarlate se formant autour de lui, mêlée aux gouttes de la pluie qui commençait à tomber. Elle avait réussit. Elle réussissait toujours, maintenant. Mais elle avait en quelque sorte perdu la douceur et l’humanité qui la caractérisait. Sans un mot, elle se retourna et revint vers sa voiture. Là, elle s’asseyit, et laissa son front se poser contre le volant. Les larmes roulaient sur ses joues. Sa vie aurait t-elle pu être pire ?

      « Ce n’est plus la peine d’essayer de me contacter. Je ne veux plus avoir affaire toi. Jamais plus »

_________________

    Here I am in my insecurity
    Here I am in my damaged dignity
    Here I am, you're pulling me in too deep
    Here I am, I'm in the mercy seat
    Here I am, running without my feet
    Here I am, oh what's come over me?
    CHARLOTTE MARTIN • On your shore


Dernière édition par Rain Lishka le Sam 16 Mai - 16:36, édité 5 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Rain Lishka
KILLING DOLL | The last word you'll breath will be my name
avatar

Nombre de messages : 533
Age : 27
Devise : Liily / Marion
Agence : : Love never dies a natural death. It dies because we don't know how to replenish its source. It dies of blindness and errors and betrayals. It dies of illness and wounds; it dies of weariness, of witherings, of tarnishings.

Undercover
Répertoire:
Agenda:
Missions effectuées :
0/0  (0/0)

MessageSujet: Re: RAIN LISHKA • already over now   Mer 22 Avr - 17:51

    " A heart breaking isn't always as loud as a bomb exploding, sometimes it can be as quiet as a feather falling and the most painful thing is, no one really hears it. Except you."



    « Tu penses à quoi ? »
    « Tu veux vraiment que je te le dises ? Parce qu’en fait je visualisais … »
    « En fait non, ne dis rien. »
    « Rien ? »
    « Rien. »
    « Ce à quoi je pensais ne t’intéresse plus, c’est ça ? »
    « Non, c’est le temps que tu vas passer à me l’expliquer qui me décourage. »
    « … »

    Lui adressant un large sourire, Rain se leva d’un bond du canapé où elle était installée, blottie dans les bras de Vaughn. Ils avaient passé la journée ensemble, comme si leur vie était normale. Comme s’ils étaient vraiment inspecteur de police et étudiante. Comme si l’évènement le plus marquant de leur existence était le jour de leur rencontre. Comme si ils menaient une vie simple, où le quotidien n’impliquait pas l’exécution de sang froid de cibles savamment repérées. Aujourd’hui, il n’y avait qu’eux. La Triade, les contrats n’existaient plus. Seulement deux personnes parmi tant d’autres, mais pourtant uniques à de nombreux points de vue. Et Rain ne pensait pas vraiment aux autres personnes en ce moment. Elle ne pensait qu’à eux. A lui. Sans qu’elle ne s’en rende bien compte, l’importance qu’il avait à ses yeux s’était accrue, jusqu’à atteindre un point qu’elle n’aurait même pas soupçonné. Sa simple présence lui était nécessaire, tout comme les innombrables âneries qu’il débitait. Elle avait besoin du regard qu’il posait sur elle, de la chaleur réconfortante de ses bras. Elle avait tout simplement besoin de lui. Et pas d’un autre. Il était le seul à comprendre ce qu’elle avait vécu, ce qu’elle vivait encore, et ils avaient tant de fois frôlés la mort ensemble que leurs destins étaient liés. C’était une certitude. Et elle mesurait la chance inouïe qu’elle avait de l’avoir à ses côtés. Quelqu’un comme lui. Lui.

    « Tu sais, c’est terriblement vexant ce que tu me dis là parce que … »
    « Vaughn … »
    « Oui ? »
    « Chut. »
    « Et c’est toi qui me dis ça ? J’en revient pas ! »
    « Mais tu ne m’en veux pas »
    « A ta place j’en serait pas si sûre. »
    « Vraiment ? »
    « Vraiment. »

    Rain haussa un sourcil, son regard se fixant dans celui de Vaughn qui semblait mettre une bonne dose de volonté pour la laisser croire qu’il lui en voulait. Cela faisait longtemps qu’elle ne se laissait plus berner par ses numéros. Au contraire, elle s’en amusait, presque à ses dépends, comme il se moquait de ses réactions démesurées en toutes circonstances. Au fond, ils se ressemblaient plus qu’on ne pouvait le penser au premier abord.

    Avec une lenteur délibérée, sans le quitter des yeux, une moue déconfite sur le visage, la jeune femme revint vers lui et s’asseyit à ses côtés. Elle n’arrivait pas à détacher son regard du sien quand bien même elle l’aurait voulu. Malgré la désinvolture dont elle faisait preuve, la vérité était là : elle tenait à lui plus qu’elle ne l’aurait du. Beaucoup plus. S’attacher aux gens étaient à proscrire lorsqu’on a vécu ce qu’elle a vécu, mais elle n’avait pas pu s’en empêcher. Cela était venu sans prévenir, petit à petit, au fur et à mesure que leur relation passait d’instructeur/élève puis partenaires. Puis plus encore. Tellement plus qu’elle n’osait pas définir ce lien qu’elle chérissait plus que tout. Peut être de peur de ce qu’elle pourrait réaliser. De peur de se rendre réellement compte qu’à présent, il était le centre de ce qui faisait sa vie, le reste ne gravitant qu’autour d’eux. De lui.


    « Fâché ? »
    « Oui. »
    « Tu ne peux pas m’en vouloir, et tu le sais aussi bien que moi. »
    « Et pourquoi ça ? »
    « Parce que je suis adorable et tu ne pourrais pas y résister même si tu essayais très fort. »
    « On parie ? »

    Sans répondre, Rain se redressa pour se trouver à sa hauteur et se rapprocha lentement. Ses yeux rivés dans les siens. Alors, enfin, elle effleura ses lèvres des siennes avec douceur, puis recula de nouveau. Un léger sourire était apparu sur son visage, la rendant encore plus enfantine qu’auparavant. Son visage avait perdu la dureté qui l’avait caractérisée pendant si longtemps. Elle était de nouveau heureuse, vraiment heureuse. Et elle lui devait entièrement ce changement. Il ne l’avait jamais laissé tomber depuis qu’elle était venue à lui, et était celui sur lequel elle se reposait maintenant entièrement. A qui elle confierait sa vie sans la moindre hésitation.

    « Qui est-ce qui a gagné cette fois ? »
    « Tu fais exprès de me prendre par les sentiments, c’est injuste. »
    « Pas du tout, chacun ses atouts. »

    Avant qu’il n’ai eu le temps de refermer ses bras autour d'elle pour l’attirer près de lui, Rain se releva et alla se poster devant la baie vitrée de l’appartement qu’elle occupait, songeuse. Il lui arrivait souvent de changer d’attitude aussi rapidement, aussi vite que les pensées qui pouvaient lui effleurer l’esprit. Les bras croisés sur sa poitrine, le regard dans le vague, elle venait de réaliser quelque chose. Il lui avait fait réaliser quelque chose. Son cœur manqua un battement lorsqu’elle se retourna aussi vite qu’elle s’était levée. Il fallait qu’elle le fasse. Maintenant. Sans plus attendre.

    « Vaughn .. »
    « Rain ? »
    « Vaughn je … »
    « Tu ? »

    Une multitude d’expressions se succédèrent sur son visage alors qu’elle avait les yeux rivés vers lui. Dans les siens. Enfin, après un instant de silence où il semblait dans l’expectative d’une phrase qui ne venait pas, un semblant de sourire apparut sur ses lèvres alors qu’elle murmurait d’une voix presque tremblante.

    « Je t’aime. »

    Elle lui avait dit. Elle avait eu besoin de lui dire. Il fallait qu’il sache ce qu’elle ressentait pour lui, parce qu’elle savait que si elle n’avait pas agit de la sorte, il ne l’aurait pas su. Pas explicitement. Et il devait le savoir. Parce qu’il était tout ce qui lui restait, tout ce qu’elle avait. La valeur qu’il avait pour elle était trop grande pour rester plus longtemps sur une impression de doute. Mais surtout, elle savait au plus profond d’elle-même que c’était ce qu’elle ressentait exactement. Elle n’aurait pas du dire pourquoi, ni comment, mais il était le seul qui lui procurait tant d’émotions à la fois contradictoires mais n’ayant en commun que leur intensité. Peut importe sa réaction, elle lui avait dit. Et ne regrettait pas ses mots.

    Sans rien ajouter de plus, encore bouleversée par ce qu’elle avait eu le courage de dire, elle le suivit des yeux tendit qu’il avançait vers elle, aussi assuré et souriant qu’à l’ordinaire. Peut être n’avait t-il pas entendu. Elle allait ouvrir la bouche pour ajouter quelque chose quand il s’arrêta à quelques centimètres d’elle. Automatiquement, elle leva la tête pour le regarder dans les yeux, sans rien un mot. Elle attendait, tentant de déchiffrer le regard pénétrant qui faisait chavirer son cœur à chaque fois qu’il se posait sur elle. Mais elle ne savait pas. Elle n’avait jamais réussit à deviner ce qu’il pouvait penser, ni prédire la manière dont il allait agir. Une des raisons qui faisaient qu’elle l’aimait tant.

    Mille scénarios se succédèrent dans sa tête quant à la suite des évènements, mais ce qu’il fit ne lui avait même pas effleuré l’esprit. Dépassa toutes ses espérances. Il la prit dans ses bras, la serrant contre lui tandis qu’elle se blottissait contre sa poitrine. Et elle sentit son cœur s’accélérer à la vitesse de l’éclair lorsqu’il lui murmura à ton tour.
    « Moi aussi. »


Dernière édition par Rain Lishka le Lun 11 Mai - 16:40, édité 11 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Rain Lishka
KILLING DOLL | The last word you'll breath will be my name
avatar

Nombre de messages : 533
Age : 27
Devise : Liily / Marion
Agence : : Love never dies a natural death. It dies because we don't know how to replenish its source. It dies of blindness and errors and betrayals. It dies of illness and wounds; it dies of weariness, of witherings, of tarnishings.

Undercover
Répertoire:
Agenda:
Missions effectuées :
0/0  (0/0)

MessageSujet: Re: RAIN LISHKA • already over now   Mer 22 Avr - 17:52




    Une très mauvaise idée. Rain ne faisait de répéter à Vaughn que c’était une très mauvaise idée de s’être engagé dans ce long corridor sans issues, sans même savoir si leur cible se trouvait effectivement à l’autre bout. Ce dont elle doutait fortement, mais il semblait savoir qu’il y avait une sorte de passage ou qui que ce soit. La seule issus visible n’était qu’une trappe, et la jeune femme sentit un frisson lui secouer l’échine: elle avait un mauvais, très mauvais pressentiment. Seul la confiance absolue de son formateur l’empêchait de partir en courant dans le sens inverse. Cela faisait maintenant six mois qu’elle passait tout son temps en sa compagnie, apprenant tout ce qu’elle devait savoir sur la profession. Et aujourd’hui, ils avaient une cible à exécuter. Avec un autre, elle aurait refusé de s’engager dans ce coupe-gorge, mais ne pouvait s’empêcher de croire que rien n’allait leur arriver tant qu’il était là. C’était son formateur, l’un des meilleurs agents de l’organisation, et elle lui faisait une confiance aveugle.

    Son arme devant elle dans une garde parfaite, la gorge serrée, elle suivait Vaughn de quelques pas, les yeux rivés vers leur but. Bien que deux agents soient arrivés en renfort quelques minutes plus tôt, ils étaient seuls dans ce couloir. Silencieux. Mortels.

    Soudain, sans raison apparente, une cloison de verre semblant tomber de nulle part, coupant le couloir en deux partie parfaitement identiques. Ayant du plonger pour ne pas se faire décapiter par la porte vitrée, Rain mit quelques seconde à retrouver ses esprits, sonnée. Un bruit strident lui perçait les tympans, accompagner d’un autre son qu’elle n’arrivait pas à identifier. Se relevant d’un bon, elle constata avec horreur que Vaughn était de l’autre côté, donnant de violent coups sur la paroi pour rejoindre la sortie, sans résultat. Une expression horrifiée s’imprima sur son visage, et elle se précipita vers les vitres, la martelant de coups de poings.


    « VAUGHN, VAUGHN ! »

    Paniquée, elle ne comprenait pas ce qu’il disait. Cela ne devait pas se passer comme cela, c’était impossible. Ils ne pouvaient pas échouer dans une mission comme celle-ci. Il devait y avoir un moyen de briser ce fichu carreau pour qu’ils puissent filer de et endroit. Alors qu’elle songeait à tirer une balle dans la vitre, elle remarqua l’eau qui arrivait au mollet de son formateur. Non. C’était impossible. Pas maintenant. La trappe s’était ouverte, laissant s’échapper des masses et des masses d’eau, emplissant rapidement la partie la plus éloignée de la sortie. Un piège destiné à ceux qui venait seul. Des larmes de colère envahirent ses yeux quand elle se rendit compte que le niveau continuait de monter, et elle hurla :

    « JE VAIS TE SORTIR DE LA, JE TE LE JURE »

    Déterminée, elle recula d’un pas, sans tenir compte des indications plus que claires qu’il lui donnait. Il avait compris ce qu’elle allait faire, et semblait lui ordonner de renoncer. Secouant la tête avec obstination, Rain pointa son arme droit sur la vitre et tira. Ce qui manqua de la tuer, la paroi étant blindée. La balle lui siffla dans les oreilles avant de rebondir sur le mur et de finir sa course sur le sol. Sous le regard horrifié de Vaughn, qui avait maintenant de l’eau jusqu’à la taille. Une fois de plus, elle vint se coller à la paroi, juste en face de lui, les yeux rivés dans les siens. C’était un cauchemar. Elle était en train de rêver, et elle allait se réveillée, soulagée de constater que ce n’était pas la réalité. Que l’eau qui montait inexorablement n’existait que dans son imagination. Qu’il ne risquait rien. Qu’il n’allait pas mourir. Non, elle ne le supporterait pas.

    « Vaughn … »

    Elle tentait toujours désespérément de briser cette paroi, en sachant que son entreprise était vouée à l’échec: comment réussirait t-elle là ou une balle avait échoué ? Mais elle n’abandonnerait pas. Il ne restait que quelques minutes pour trouver une solution, mais elle n’abandonnerait pas. Alors qu’elle songeait à aller chercher l’essence de la voiture pour tout faire exploser, elle comprit ce qu’il tenait de lui dire depuis le début. Il voulait qu’elle s’en aille. Qu’elle le laisse là, voué à une mort certaine dans cet aquarium démesuré pour sauver sa peau. Comme si sa vie valait quelque chose. Jamais. L’hypothèse n’était même pas envisagable. Des bruits de pas se firent entendre derrière elle, mais elle ne s’en occupait pas. Elle devait l’aider. C’était son formateur, mais surtout le seul lien qui le raccrochait à sa famille. Le seul auquel elle tenait maintenant. Bien plus qu’un simple formateur.

    « Je ne partirais pas d’ici seule, n’y songe même pas. Je vais trouver quelque chose. »

    L’espoir revint de nouveau en elle, convaincue qu’elle trouverait quelque chose. Il y avait forcément un moyen. C’était un fait. A chaque situation extrême, une solution. Respirant le plus calmement possible, elle regarda autour d’elle, vidant son chargeur sur tout ce qui ressemblait de près ou de loin à un objet susceptible de l’aider. Sans résultat. La panique la submergea de nouveau alors qu’elle revenait se figer devant la vitre, qu’elle frappait inutilement de toute ses forces. Ses yeux cherchèrent alors ceux de Vaughn, la réduisant à une immobilité totale. Ce n’était pas de la panique ou de la peur qui s’y reflétait, mais une réelle colère. Mêlée de déception. La lèvre inférieur de la jeune femme se mit à trembler quand elle comprit ce qu’il voulait lui faire comprendre, sachant qu’elle était la cause de cette colère. Mais elle ne partirait pas, quoi qu’il dise. Elle se fichait de ses ordres, de la conduite à tenir dans un cas pareil. Il avait beau lui avoir répété qu’elle ne devait prendre aucun risque, même si lui était en danger, elle n’en faisait qu’à sa tête. Maintenant plus que jamais.

    L’eau lui arrivait au épaule quand elle sentit quelqu’un l’attirer vers l’arrière en la dépossédant de son arme. Les pas de tout à l’heure. Elle s’était fait prendre. Se débattant avec furie, elle réalisa qu’il s’agissait des deux agents de la Triade qui était arrivé pour les aider. L’un deux semblait recevoir un ordre qu’elle ne pouvait comprendre venant de Vaughn, tandis de l’autre l’entrainait inexorablement vers l’arrière. Son regard se fixa sur les deux hommes, son mentor indiquant quelques geste dont elle ne saisissait pas le sens ce qu‘il devait faire. Plusieurs fois, elle le vit la désigner du doigts. Et l‘eau continuait de monter, alors qu‘elle venait de griffer profondément celui qui la retenait, sans que cela ne semble même l‘atteindre.


    « NON, ARRETEZ, LAISSEZ MOI TRANQUILLE, NON ! »
    « On ne rien pour lui Rain, il n’y a pas d’issues. »
    « BIEN SUR QUE SI, IL Y EN A TOUJOURS ! »
    « Pas cette fois, tu connais les risques du métier. »
    « JE M’EN FICHE, LAISSEZ MOI, JE NE L’ABANDONNERAI PAS MÊME SI VOUS ÊTES EN TRAIN DE LA FAIRE »
    « Pas question. »

    La jeune femme laissa échapper un gémissement de détresse quand l’eau atteignit son visage. Dans deux minutes, le corridor ne contiendrait plus la moindre parcelle d’oxygène. Alors il ne lui resterait plus que deux ou trois minutes avant de se noyer. Elle ne pouvait pas laisser cela se produire. C’était impossible. Impossible. Pas lui. Pas maintenant.

    « VAUGHN, NON ! »

    Sa voix était secouée de sanglots alors qu’ils étaient revenus à l’entrée du couloir. Son regard ne se détachait plus de lui tandis qu‘elle hurlait son nom entre deux sanglots , sans se préoccuper de ce qu’on dirait de son absence de sang-froid. Cela ne pouvait pas être vrai. C’était impossible. Tout simplement impossible. Un instant, elle se libéra de l’emprise du colosse. Au moment même où l’eau submergeait totalement Vaughn. Sa bouche s’ouvrit dans un hurlement qui ne vint pas, comme si sa voix refusait de lui obéir, mais les larmes de coulèrent pas. Ses yeux, brillant de douleur, était rivés dans les siens. Malgré la distance, elle y voyait la résignation, mais aucune peur alors que son propre cœur menaçait de battre hors de sa poitrine. C’était irréel.

    Une seconde, peut être deux, mais pas plus. Ce fut le temps qu’elle passa à le regarder. Pour la dernière fois. Parfaitement immobile, impuissante. Regardant mourir la troisième personne qui occupait une réelle place dans on cœur. Sans pouvoir lui venir en aide. Une fois de plus. Cet instant semblait se dérouler au ralenti, durant une éternité. La fin d’une éternité, avant que le monde ne la rattrape. Sans ménagement, elle fut emmenée à l’extérieur d’une main de fer. Les yeux remplis de larmes. Sans plus se débattre, car c’était maintenant inutile. C’était trop tard. Il devait être mort à l’heure qu’il est. A cause d’elle. Si elle n’avait pas insisté pour rejoindre l’organisation, il n’aurait pas eu à accepter cette mission. Et il serait en vie. Le désespoir la submergea, et elle se laissa glisser sur le siège de la voiture, le regard vide. Quelque chose en elle s’était brisé. Pour la seconde fois. Son cœur.


    ***


    Deux mois. Cela faisait maintenant deux mois qu’elle était plus seule et plus désemparée que jamais. La culpabilité la rongeait, elle ne dormait plus la nuit, sombrant seulement au petit matin dans un sommeil épuisé pour se réveiller en sursaut, en proie à un cauchemar. Toujours le même. Elle voyait son père, Evan et Vaughn. Tous ceux auxquels elle était attachée, et qui n’était plus là. Alors les larmes envahissaient inévitablement ses yeux marqués de cernes, et la journée était encore pire que la précédente. La mort de Vaughn, dont elle se tenait responsable, n’avait que rouvrir une plaie qui avait mit si longtemps à cicatriser. Mais l’effet était pire, car elle n’avait plus rien à se raccrocher. Elle était totalement seule. Et elle ne savait que faire pour s’en sortir, n’était pas sûre de le vouloir. Tout était remit en question, et elle se sentait partir à la dérive, sans attache pour l’empêcher de sombrer. Son père l’aurait serrer contre lui jusqu’à ce que ses larmes sèchent, Evan l’aurait emmenée sur le port pour lui acheter une glace ou quelque chose qui aurait renforcé l’admiration qu’elle lui portait et Vaughn aurait trouvé les mots afin qu’elle réalise que tout n’était pas si mal. Mais aucun d’eux n’était en mesure de l’aider. Plus maintenant.

    Cela faisait deux mois qu’elle dépérissait à vue d’œil, et pourtant elle faisait toujours partie de l’organisation. On lui avait assigné un nouveau formateur, qui avait jeté l’éponge au bout de trois jours : elle ne lui avait pas adressé une seule fois la parole. Ni regardé. Ni écouté. Dire qu’il arrivait à la cheville de celui qui l’avait précédé aurait été une insulte à sa mémoire. Tandis qu’elle pensait à cela, Rain sentit sa gorge se serrer. Cela faisait longtemps que sa capacité à pleurer s’était épuisée. Maintenant, ses yeux reflétaient une tristesse infinie, mais plus aucune larme de roulait sur ses joues. C’était trop douloureux.

    Pourtant, ce jour là était différent des autres. Elle avait prit une décision. Même si elle n’était pas sûre du bien-fondé de sa démarche, elle sentait qu’elle devait le faire. Aujourd’hui. Maintenant. C’était absurde, elle souffrirait encore plus, mais elle n’avait pas d’autre alternative. Elle devait rendre un dernière hommage à celui qui lui avait tout apprit, qui avait quitté ce monde alors qu’il restait tant de chose qu’elle devait apprendre. Qu’elle ne saurait jamais. Elle aurait voulu le connaitre mieux. Savoir qui il était vraiment. Pourquoi il avait rejoint la Triade. Le lien qu’il partageait avec son père et son frère. Tout, elle aurait tout voulu savoir. Mais il était trop tard, elle n’en aurait plus l’occasion.

    Ses pas la menèrent au cimetière, et elle sut instinctivement quelle direction prendre. Une fois, elle s’était rendue dans la partie contenant les pierres de ceux qui étaient tombés en mission. Et bien que Vaughn n’ai jamais été retrouvé, un pierre avait été dressée. Simple, blanche. Un nom y était gravé, surplombant les deux dates. Rain sentit ses yeux se brouiller, et elle tomba à genoux. Effectivement, c’était une mauvaise idée…


    « Je pensais que tu ne viendrais jamais… »

    Cette voix, si familière. Elle devait rêver. Elle avait tant désiré le revoir que son subconscient lui accordait une ultime vision de lui. La jeune femme ferma les yeux, sans bouger. Elle perdait vraisemblablement la terre, entendant une voix qui ne pouvait être réelle. Sans esquisser le moindre mouvement, elle se mordit la lèvre pour empêcher le flot de larmes de couler.

    « Rain ? »

    Enfin, elle se retourna. Pourquoi, elle ne le savait pas elle-même. Peut être pour s’assurer qu’elle n’avait pas complément perdu la tête, qu’elle était bien seule. C’est alors qu’elle le vit. A quelques mètres, peut être une dizaine. Les yeux de Rain s’agrandirent soudainement, tandis qu’elle se pinçait vigoureusement le bras pour se réveiller. Ce qui ne se produisit pas. Elle était consciente, alors soit elle avait perdu l’esprit, soit Vaughn était revenu d’entre les morts. Tremblante, avança d‘un pas. Puis d‘un autre. Sans qu‘il ne disparaisse, tel un mirage si longtemps attendu. Une fois, deux fois, elle cligna des yeux, mais rien ne se produisit. Ou plutôt, il était encore là. La regardant comme il ne l’avait jamais fait. Rain sentit son cœur battre quand l’évidence s’imposa d’elle-même. Elle s’était trompée. Il n’était pas mort ce jour là. Par un moyen ou un autre, il s’en était sortit. Lui-seul était capable de ce genre de choses.

    « Vaughn »

    Sa voix n’était qu’un souffle, et elle resta un instant immobile, ses yeux brillants fixés dans les siens, avant de se précipiter contre lui, enfouissant son visage contre son torse en inondant probablement sa veste de larme, ses bras frêles nichés dans le ceux de son cou. Elle n’arrivait pas à y croire, mais ne pouvait plus le nier: il était revenu. Elle aurait du hurler, lui reprocher dans l‘avoir plongée dans un tel état de souffrance. Mais elle en était incapable. Tout ce qui comptait, c‘était qu‘il soit. Le reste, le passé, rien ne comptait. Seul restait l‘instant présent.

    « Ne me laisse plus. Jamais plus. » lui murmura-t-elle avant de se taire de nouveau. C‘était une phrase lourde de sens, et pourtant elle lui était venue comme une évidence. C’était une vérité à laquelle elle n’avait jamais songé, mais semblait une condition sine qua none à son équilibre. Sans lui, elle était perdue. Avant, elle survivait sans savoir pourquoi, avec pour unique credo la vengeance. Maintenant, elle avait une raison de vivre. Lui.

_________________

    Here I am in my insecurity
    Here I am in my damaged dignity
    Here I am, you're pulling me in too deep
    Here I am, I'm in the mercy seat
    Here I am, running without my feet
    Here I am, oh what's come over me?
    CHARLOTTE MARTIN • On your shore


Dernière édition par Rain Lishka le Mer 22 Avr - 19:51, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Rain Lishka
KILLING DOLL | The last word you'll breath will be my name
avatar

Nombre de messages : 533
Age : 27
Devise : Liily / Marion
Agence : : Love never dies a natural death. It dies because we don't know how to replenish its source. It dies of blindness and errors and betrayals. It dies of illness and wounds; it dies of weariness, of witherings, of tarnishings.

Undercover
Répertoire:
Agenda:
Missions effectuées :
0/0  (0/0)

MessageSujet: Re: RAIN LISHKA • already over now   Mer 22 Avr - 17:53





    «  AAAAAAAAAAAH »

    Avec un hurlement, Rain leva l’arme qu’elle tenait de la main droite, et bondit vers l’adversaire qui lui faisait face, un léger sourire aux lèvres. Moqueur, le sourire. C’était la quatrième fois qu’elle attaquait, et il avait paré le moindre de ces coups avec une facilité déconcertante. Aurait-elle été une enfant armé d’un bâton de bois plutôt qu’une tueuse avec une lame mortellement aiguisé qu’il n’y aurait pas vu la moindre différence. Mais elle n’abandonnait pas. Elle n’abandonnait jamais. La fatigue se faisait ressentir, et l’arme commençait à franchement peser sur ses bras frêles, habitués au poids d’une simple automatique. Ses jambes menaçaient de l’abandonner d’un moment à l’autre, et sa respiration s’accélérait légèrement. Mais elle continuait, encore.

    Les deux lames se rencontrèrent dans un fracas métallique, et les deux adversaires s’engagèrent dans un duel dont l’issue ne faisait aucun doute. Un instant après, sa propre lame s’envolait trois mètres plus moins, retombant bruyamment sur l’herbe verte. Et une fois encore, elle n’avait pas eu le temps de réaliser ce qui se passait qu’elle était désarmée, à la merci de sa merci. Le tout n’avait pas duré plus de quelques secondes, tout comme les trois premiers affrontements.


    «  Ce qui est étrange avec toi, c’est que toutes tes attaques amènent plus de bruit que de résultat. »
    «  On recommence. »
    « Tu brasses du vent, ça ne servirait à… »
    « JE VEUX RECOMMENCER »

    Lançant un regard sans équivoques à Wagner, Rain tourna les talons et alla chercher la longue lame et revint lentement. Le regard fixe. Elle devait faire mieux que ça. Elle devait lui montrer qu’elle n’était pas une de ces gamines incapables de se défendre. Elle devait se prouver qu’elle était capable de résister à n’importe quelle situation.

    « On y va. »

    Sans attendre une seconde de plus, la jeune femme bondit vers l’avant, la pointe de sa lame dirigée vers l’épaule de son maitre d’armes. N’importe quel escrimeur intermédiaire aurait eu du mal à parer un coup lancé avec tant de fougue. Lui ne fit qu’écarter la lame avec une facilité désarmante -c’était le mot-. Une fois, deux fois, Rain réessaya. Sans succès. Elle lui avait demandé de ne jamais la laisser réussir, de ne pas lui faire croire qu’elle réussissait si elle n’y parvenait véritablement pas. Mais la vérité était là: elle n’y arrivait. Parer les coups, elle y arrivait, mais les porter, c’était une autre histoire. Et le parallèle qu’on pouvait établir entre la façon dont elle combattait et la manière dont elle se comportait dans la vie réelle était frappant.

    Réalisant cela, la jeune femme se figea brusquement. Reculant d’un pas, puis de deux, elle rejoignit en quelques enjambées sa voiture garée non loin de là presque dans un état second. Posant doucement la lame sur le sol, vérifiant qu’elle n’était pas abîmée, la jeune femme appuya les mains contre le capot de la Porsche, la gorge serrée. Malgré l’énergie qu’elle mettait à contenir ses larmes, elle les sentit rouler le long de ses joues, ininterrompues.


    « Rain ? »
    « Laisse moi »
    « Si je te laisse maintenant, les jolies merveilles que tu as eu en main vont être vexées et risquent de ne pas ressortir de sitôt. »
    « Non, ça va. Je suis désolée, cela ne se reproduira plus. »
    « J’espère que tu es du genre à tenir tes promesses. »

    Inspirant un grand coup, la jeune femme se retourna pour lui faire face. Ses yeux étaient légèrement rougis quand elle leva la tête pour le regarder, et elle se mordilla la lèvre : qu’allait t-elle pouvoir inventer ? Elle ne pouvait pas lui dire qu’elle ne supportait plus la vie qu’elle menait ? Ni qu’elle n’avait pas réussi à dormir une seule nuit complète depuis plus d’un an. Elle ne pouvait pas lui dire à quel point elle se sentait perdue. Noyée dans un océan de doutes.

    « Je n’aurais pas du craquer comme ça, je suis désolée. »
    « C’est vrai. »
    « C’est que … Non, rien. » Se dégageant brusquement, Rain s’avança de quelques pas, le regard perdu. La boule au creux de sa gorge continuait de grossir, et elle était à deux doigts d’éclater en sanglots. Papillonnant des paupières, elle s’appliquait à respirer calmement pour retrouver un état normal. Elle ne devait pas craquer, pas maintenant. Elle devait rester de marbre jusqu’à ce qu’elle soit seule chez elle. C’était primordiale. Elle ne devait pas lui parler de tout ce qu’elle s’était appliqué à ne pas dire à Randie. Elle ne devait pas pleurer, ni se montrer faible. Jamais.

    « Je pense qu’on va laisser tomber l’entraînement pour aujourd’hui, tous comptes faits. » Il était de nouveau là. Et pour une fois, il n’avait pas tord : qu’elle prenne une arme maintenant était une mauvaise idée. Elle risquait de se tuer elle-même plus qu’autre chose. Lui adressant un pauvre sourire qui n’aurait trompé personne, Rain se rapprocha lentement de lui, puis éclata en sanglots sur son épaule. Comme ça. Le trop plein d’émotions libéré par ses échecs répétés lors de leur affrontements s’évacuait à travers les larmes qui avaient toutes les chances de détruire la chemise de Wagner, mais elle n’arrivait plus à garder cela pour elle. C’en était trop. Ce n’était probablement ni le lieu, ni le moment, mais elle n’arrivait plus à s’arrêter. Les sanglots la secouaient violemment tandis que tous les souvenirs douloureux qu’elle gardait enfouis au fond d’elle remontait à la surface.

    « Ça va te paraître idiot mais si tu veux parler… Pas que tes problèmes m’intéressent, seulement, je préfère une élève assidue, motivée, plutôt qu’une loque sentimentale donc je me disais que, si ça sortait, ça irait mieux… »
    « Je n’en peux plus Wagner. Je ne sais pas ce qui m’arrive, comment j’en suis arrivé à ce stade, mais je n’y arrive plus. C’est trop dur. Chaque matin encore plus que le précédent. Est-ce qu’un jour ça ira mieux ? »
     «  Il y a peu de chance. Le monde est injuste, surtout pour des personnes comme nous. » Il marqua une pause dans son discours moins réconfortant que fataliste. « Sauf si on fait preuve de suffisamment de recul pour chasser toutes les pensées néfastes. Tu es en vie, libre de tes mouvements, en bonne santé et mignonne, tu ne devrais te préoccuper de rien d’autre. Excepté de ton maniement du katana. »

    Songeuse, Rain recula de quelque pas, le regard perdu dans le lointain. Les larmes avaient cessé de couleur, et ses yeux avaient déjà perdu leur expression perdue. Bien sûr ce n’était que temporaire, une façade qu’elle s’appliquait à arborer, mais qu’importe. Il avait raison, dans un sens. Elle n’avait pas le droit de demander plus. Elle était en vie alors que des hommes étaient morts de sa main. Pourquoi pleurer sur son sort alors qu’elle avait probablement infligé la même chose à d’autres ? Cela ne rendait pas son cas plus enviable, mais elle n’avait pas le choix. On ne change pas de vie d’un claquement de doit, et il fallait faire avec. Voilà tout. Et elle lui était soudainement reconnaissante lui avoir fait réalisé cela. Mais surtout d’être là, malgré son allure désinvolte. Il était là, lui.

    « Je suis mignonne ? En voilà une bonne nouvelle ! » Rain lui adressa un sourire moqueur, ses yeux à peine voilés et fit demi tour pour aller se placer au volant de sa voiture. De là, elle ouvrit la vitre et se pencha vers Wagner qui devait considérablement se baisser pour arriver à la hauteur de la jeune femme qui avait retrouvé le sourire. Du mois, qui paraissait l’avoir retrouvé.

    « Tu as raison, je suis en vie. Et demain, je t’assure que tu verras à quel point je suis en bonne santé ». Son regard s’arrêta une seconde sur le katana qui dépassait de ses épaules, et une lueur déterminée apparut au fond de ses prunelles : elle y arriverait. Un jour, il verrait qu’elle était capable de manier une arme. Lui adressa un dernier signe de main doublé d’un regard reconnaissant, elle enfonça la pédale d’accélérateur et effectua une manœuvre risquée pou finalement partir en trombe dans un nuage de fumée.

    Les yeux de nouveau baignés de larmes.

_________________

    Here I am in my insecurity
    Here I am in my damaged dignity
    Here I am, you're pulling me in too deep
    Here I am, I'm in the mercy seat
    Here I am, running without my feet
    Here I am, oh what's come over me?
    CHARLOTTE MARTIN • On your shore


Dernière édition par Rain Lishka le Ven 1 Mai - 22:32, édité 5 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Rain Lishka
KILLING DOLL | The last word you'll breath will be my name
avatar

Nombre de messages : 533
Age : 27
Devise : Liily / Marion
Agence : : Love never dies a natural death. It dies because we don't know how to replenish its source. It dies of blindness and errors and betrayals. It dies of illness and wounds; it dies of weariness, of witherings, of tarnishings.

Undercover
Répertoire:
Agenda:
Missions effectuées :
0/0  (0/0)

MessageSujet: Re: RAIN LISHKA • already over now   Mer 22 Avr - 17:55

" At the end of the day, when it comes down to it, all we really want is to be close to somebody. So this thing where we all keep our distance and pretend not to care about each other, it's usually a load of bull. So we pick and choose who we want to remain close to, and once we've chosen those people, we tend to stick close by. No matter how much we hurt them. The people that are still with you at the end of the day, those are the ones worth keeping. And sure, sometimes close can be too close. But sometimes, that invasion of personal space, it can be exactly what you need"
Anonymous





    III. And pull the triger.

    Spécialité : Les armes à feu. Depuis son plus jeune âge, elle sait tirer au pistolet : Evan lui a apprit, bien que son père s'y soit toujours refuser. On ne compte plus les canettes qu'elle fit tomber d'une balle, et les hurlements de joie consécutifs. Même sans connaitre l'existence de la Triade, elle tirait : les hommes étant souvent absents, elle devait se débrouiller seule. Et même à 15 ans, la force est parfois nécessaire. Elle est capable de viser entre les deux yeux d’un homme à cinquante mètre, mais n’utilise pas d’arme d’épaule, préférant les légers révolvers, plus maniable. Son habilité compense aisément le manque de précision de ce type d’armes.

    Points forts : Le point fort de Rain est sans conteste sa conduite. La jeune femme a apprit dès son plus jeune âge à manœuvrer la seconde voiture de son frère ainé, à savoir une mini Cooper étincelante, légèrement modifiée pour augmenter ses aptitudes. Sa maniabilité, alliée à la puissance nouvelle en font un véhicule tout à fait enviable, bien que peu résistant. Cela lui importe peu, puisqu’elle est se sortir d’à peu près n’importe quelle situation lorsqu’elle a le volant entre les mains, sans parler de ses démarrages fulgurants responsables des sueurs froides de tous ses passagers. Son physique et son air de jeune fille innocente ne peuvent également que jouer en sa faveur, pour s’infiltrer dans quelques lieux que ce soi car c'est un fait, qui irait demander des comptes à une demoiselle d'une vingtaine d'années ? Personne, nous sommes bien d'accord.

    Points faibles: L’unique point faible de Rain est son incapacité à contrôler ses émotions en cas de crise. Non pas qu’elle panique pour un rien, mais prenant toujours les choses trop à cœur, ses réactions sont parfois exagérée. Ses missions tournent parfois une affaire personnelle, et elle est capable de ne plus dormir, d’être totalement obnubilé par ce qu’elle doit faire en perdant son objectivité. Le contraire est également vrai, lorsqu’elle estime que le contrat qu’elle a a honorer n’est pas fondé, elle n’hésite pas à refuser ou changer d’avis en plein milieu d’une mission. Mais seulement lorsqu’elle est seule. Son sens de l’honneur l’empêche de faire faux bond à un partenaire, ce qui les mettraient tous deux en danger. D’autant que le seul partenaire avec qui elle a jamais travaillé est Vaughn.

    Voiture favorite : Si Rain est une conductrice hors pair, bien que parfois qualifiée de suicidaire, elle n'accorde que très peu d'importance au modèle de la voiture, tant qu'il ait assez de puissante pour atteindre une vitesse digne de ce nom. Autrement dit, capable de tenir une course poursuite sur autoroute sans forcer. C'est pour cette raison qu'elle utilise la plupart du temps une des anciennes voitures de son frère, une magnifique Mini Cooper noire étincelante. Oui, pas de bolide pour elle, seulement la version sport entièrement trafiquée par Evan. Qu'elle considère meilleure que bien des Porshes ou Mercedes.

    Armes utilisées: Ses seules armes sont deux pistolets automatiques, un Desert Eagle ainsi qu'un Beretta 92. Ne supportant pas les armes blanches et évitant les armes d'épaule autant qu'elle le puisse, il ne lui reste que les armes de poingt, et automatique. Cela lui convient parfaitement, même si elle se sert également de ses compétences en arts martiaux acquises durant sa formation. Ce qui lui permet en fait de disposer d'une réelle palette de compétences s'ajustant le mieux possible à sa cible. Contrairement aux autres agents, elle ne collectionne pas les armes, et si elle en possède deux constamment sur elle, cela lui suffit amplement. D'autant que les deux ont une valeur sentimentale : le Desert Eagle appartenait à Evan, et le Beretta à son père.

    Expérience dans le domaine : Une jeune recrue. Rain, malgré son talent, n'est qu'une jeune recrue, dotée du grade 002, sans chercher cependant à s'élever dans la hiérarchie, comme sa famille avant elle. Cela fait maintenant deux ans qu'elle est un agent à proprement parler, qui agit seul et sans l'aide de personne. Durée à laquelle il faut ajoutée l'année complète de formation, et la suivante, passée en compagnie de Vaughn a effectuer les contrats en duo. Ce laps de temps lui a permit d'acquérir les bases du métier, d'affuter ses compétences pour en faire une tueuse aussi redoutable que les autres. Malgré tout, elle est encore très jeune, et il lui reste beaucoup à apprendre. Ce qu'elle fera seule, une fois de plus.

    Position vis à vis de les Deadly Vipers : Une haine sans nom. Une colère extrême. Une soif de vengeance continue. Les sentiments que lui inspire l'organisation adverse sont violents, passionnés, et lui dictent sa vie depuis de nombreuses année. Car si elle est obligée de vivre ainsi, c'est de leur faute. Ils lui ont prit sans le moindre état d'âme sa seule famille, les seuls qui comptaient pour elle, les seuls qu'elle aimait. Depuis ce funeste jour, sa seule envie et de massacrer le moindre agent Viper, mais se fixe un objectif : retrouver le tueur de son père et d'Evan. Et elle y arrivera. Quelque soit le prix à payer.


" Don't fear failure so much that you refuse to try new things. The saddest summary of a life contains three descriptions: could have, might have, and should have. "
Unknown



    IV. Now, put it down.

    _ Elle est gauchère, ce qui lui donne l'avantage de surprendre ses cibles lorsqu'elle tire.
    _ Ses souvenirs de sa famille ont une valeur inestimable à ses yeux. Il ne se passe une journée sans qu'elle ne pense à ceux qu'elle a perdu. Les 3.
    _ Sa voix est un d’un soprano très agréable à écouter. Cela est d’autant plus vrai lorsqu’elle chante, mais les fois où elle a accepter de fredonner quelques notes sont au nombre de quatre, toutes avant ses 8 ans.
    _ Sa conduite est, il faut être honnête, effrayante. Mais elle n’a jamais eu d’accident.
    _ Ne sachant pas bien bluffer, elle n’est pas une bonne joueuse de poker. Néanmoins, sa mine attendrissante lorsqu’elle perd convainc toujours ses adversaires de lui laisser la moitié de la somme jouée, si bien qu’elle a l’impression de toujours gagné.
    _ Son armoire regorge de chaussures en tout genre, bien qu’elle ne les porte jamais : seules deux paires ont le privilège d’en sortir : une paire de hautes bottes de cuir confortables, et un autre, plus élégantes pour les grandes occasions. Elle est d'ailleurs constamment perchée sur des talons, presque plus équilibrée ainsi que dans des chaussures plates.
    _ Elle se supporte pas l’odeur d’une cigarette, aussi une grimace apparait toujours malgré elle sur son visage lorsque son interlocuteur fume.
    _ C’est une artiste, et rien ne la détend plus lorsqu’elle est anxieuse que le dessin ou la peinture. C’est en quelque sorte son échappatoire.
    _ Elle ne parle couramment que le Danois, mais maitrise presque aussi bien l’Allemand, étant née en Autriche. En ce moment, elle tente d’apprendre l’anglais, et fais des progrès considérables à chaque leçon.
    _ Elle ne jure jamais.



BRUCASBL@LJ


    V. Behind the colt.

    Avatar : Sophia Bush
    Pseudo : Liily / Marion
    Comment avez-vous connu le forum : Un véritable agent ne dévoile jamais ses sources, vous devriez le savoir :ahem:
    Un commentaire : Je vous aime, voilà tout I love you
    Crédits: Raven @ BAZZART & BRUCASBL @ LJ

_________________

    Here I am in my insecurity
    Here I am in my damaged dignity
    Here I am, you're pulling me in too deep
    Here I am, I'm in the mercy seat
    Here I am, running without my feet
    Here I am, oh what's come over me?
    CHARLOTTE MARTIN • On your shore


Dernière édition par Rain Lishka le Ven 1 Mai - 22:27, édité 9 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Sweva Harrols
RECRUE | Mission donnée : Vous faire valider.
avatar

Nombre de messages : 206
Devise : BRAIN-LEECH - HOFFMAN - WOLVY'S WIFE
Agence : : On est les enfants oubliés de l’histoire mes amis. On a pas de but ni de vraie place. On a pas de grande guerre, pas de grande dépression. Notre grande guerre est spirituelle, notre grande dépression c’est nos vies.

Undercover
Répertoire:
Agenda:
Missions effectuées :
0/0  (0/0)

MessageSujet: Re: RAIN LISHKA • already over now   Mer 22 Avr - 18:24

On est les reines des fiches de 3 kilomètres :green: I love you
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Vaughn Llewelyn
EVEN BETTER MAN # I think you could save my life
avatar

Nombre de messages : 597
Age : 26
Devise : emma - ma weatherly
Agence : : In Sicily, women are more dangerous than shotguns.

Undercover
Répertoire:
Agenda:
Missions effectuées :
0/0  (0/0)

MessageSujet: Re: RAIN LISHKA • already over now   Mer 22 Avr - 19:27

LA MUSIQUE :miii:

_________________

DARKNESS WILL TURN TO LIGHT
And I will walk on water
And you will catch me if I fall
And I will get lost into your eyes
I know everything will be alright
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://licence-to-kill.forumactif.org
Vaughn Llewelyn
EVEN BETTER MAN # I think you could save my life
avatar

Nombre de messages : 597
Age : 26
Devise : emma - ma weatherly
Agence : : In Sicily, women are more dangerous than shotguns.

Undercover
Répertoire:
Agenda:
Missions effectuées :
0/0  (0/0)

MessageSujet: Re: RAIN LISHKA • already over now   Dim 3 Mai - 20:00

:miii: :pifou:

_________________

DARKNESS WILL TURN TO LIGHT
And I will walk on water
And you will catch me if I fall
And I will get lost into your eyes
I know everything will be alright
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://licence-to-kill.forumactif.org
Rain Lishka
KILLING DOLL | The last word you'll breath will be my name
avatar

Nombre de messages : 533
Age : 27
Devise : Liily / Marion
Agence : : Love never dies a natural death. It dies because we don't know how to replenish its source. It dies of blindness and errors and betrayals. It dies of illness and wounds; it dies of weariness, of witherings, of tarnishings.

Undercover
Répertoire:
Agenda:
Missions effectuées :
0/0  (0/0)

MessageSujet: Re: RAIN LISHKA • already over now   Dim 3 Mai - 20:01

Tu te rends dans quel état il l'a mise ? :miii:

_________________

    Here I am in my insecurity
    Here I am in my damaged dignity
    Here I am, you're pulling me in too deep
    Here I am, I'm in the mercy seat
    Here I am, running without my feet
    Here I am, oh what's come over me?
    CHARLOTTE MARTIN • On your shore
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Vaughn Llewelyn
EVEN BETTER MAN # I think you could save my life
avatar

Nombre de messages : 597
Age : 26
Devise : emma - ma weatherly
Agence : : In Sicily, women are more dangerous than shotguns.

Undercover
Répertoire:
Agenda:
Missions effectuées :
0/0  (0/0)

MessageSujet: Re: RAIN LISHKA • already over now   Dim 3 Mai - 20:06

Va vite falloir changer ça :miii:

_________________

DARKNESS WILL TURN TO LIGHT
And I will walk on water
And you will catch me if I fall
And I will get lost into your eyes
I know everything will be alright
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://licence-to-kill.forumactif.org
Rain Lishka
KILLING DOLL | The last word you'll breath will be my name
avatar

Nombre de messages : 533
Age : 27
Devise : Liily / Marion
Agence : : Love never dies a natural death. It dies because we don't know how to replenish its source. It dies of blindness and errors and betrayals. It dies of illness and wounds; it dies of weariness, of witherings, of tarnishings.

Undercover
Répertoire:
Agenda:
Missions effectuées :
0/0  (0/0)

MessageSujet: Re: RAIN LISHKA • already over now   Dim 3 Mai - 20:09

Très vite :miii:

If I can't have you then I don't want anyone
If I can't have you then only damage has been done


:miii:

_________________

    Here I am in my insecurity
    Here I am in my damaged dignity
    Here I am, you're pulling me in too deep
    Here I am, I'm in the mercy seat
    Here I am, running without my feet
    Here I am, oh what's come over me?
    CHARLOTTE MARTIN • On your shore
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Vaughn Llewelyn
EVEN BETTER MAN # I think you could save my life
avatar

Nombre de messages : 597
Age : 26
Devise : emma - ma weatherly
Agence : : In Sicily, women are more dangerous than shotguns.

Undercover
Répertoire:
Agenda:
Missions effectuées :
0/0  (0/0)

MessageSujet: Re: RAIN LISHKA • already over now   Dim 3 Mai - 20:16

T'as vu comment elle leur va trop :thud:
Et Make this go on forever, de Snow Patrol :miii:

_________________

DARKNESS WILL TURN TO LIGHT
And I will walk on water
And you will catch me if I fall
And I will get lost into your eyes
I know everything will be alright
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://licence-to-kill.forumactif.org
Vaughn Llewelyn
EVEN BETTER MAN # I think you could save my life
avatar

Nombre de messages : 597
Age : 26
Devise : emma - ma weatherly
Agence : : In Sicily, women are more dangerous than shotguns.

Undercover
Répertoire:
Agenda:
Missions effectuées :
0/0  (0/0)

MessageSujet: Re: RAIN LISHKA • already over now   Lun 11 Mai - 17:20

:bril: Arrête de si bien cerner mes personnages :bril:
C'est l'effet WAHOU aussi :bril:

Ohlalah :panic:

_________________

DARKNESS WILL TURN TO LIGHT
And I will walk on water
And you will catch me if I fall
And I will get lost into your eyes
I know everything will be alright
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://licence-to-kill.forumactif.org
Rain Lishka
KILLING DOLL | The last word you'll breath will be my name
avatar

Nombre de messages : 533
Age : 27
Devise : Liily / Marion
Agence : : Love never dies a natural death. It dies because we don't know how to replenish its source. It dies of blindness and errors and betrayals. It dies of illness and wounds; it dies of weariness, of witherings, of tarnishings.

Undercover
Répertoire:
Agenda:
Missions effectuées :
0/0  (0/0)

MessageSujet: Re: RAIN LISHKA • already over now   Lun 11 Mai - 18:43

Désolée, j'ai juste fait comme je le sentais :bril:
WAHOU vaincra :bril: On les connait nos petits bilous :miii:

T'as vu comme ils étaient choupis à l'époque :ohnon:

_________________

    Here I am in my insecurity
    Here I am in my damaged dignity
    Here I am, you're pulling me in too deep
    Here I am, I'm in the mercy seat
    Here I am, running without my feet
    Here I am, oh what's come over me?
    CHARLOTTE MARTIN • On your shore
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: RAIN LISHKA • already over now   

Revenir en haut Aller en bas
 
RAIN LISHKA • already over now
Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Fiche de Rain Maniko
» MILLA ? set fire to the rain
» Présentation de Blue Rain
» Jonhatan Cullen, cavalier de Sunny Rain
» [Console] Rain 4 Life - Intermédiaire

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Licence to Kill :: YOU ONLY LIVE TWICE :: THE MAN WITH THE GOLDEN GUN-
Sauter vers: