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 We don't have to think like that anymore

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Sweva Harrols
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MessageSujet: We don't have to think like that anymore   Ven 24 Juil - 21:09




Accoudée au bar, son verre de whisky à moitié vide - où à moitié plein selon l'œil du désireux - Sweva comptait et recomptait l'argent qu'elle venait de gagner en une soirée alors que le patron finissait de virer les derniers clients tardifs. Certains, trop bourrés pour être lucides, s'étaient endormis à la va vite sur les banquette de cuire rouge. La chaleur de la pièce se mêlait encore à l'odeur de tabac froid, de drogue et de voluptés d'alcool. Les barmaids nettoyaient les verres dans un tintement de cristal alors que les autres danseuses élaboraient déjà leurs plans pour le restant de la soirée. C'était une sorte de routine qui n'était pas près de finir. Sweva était danseuse au Ruby's depuis plus de deux ans déjà et jamais elle n'avait vu les filles changer de projets pour le reste de la nuit. Elles commençaient vers vingt-trois heures et ne finissaient qu'aux alentours de trois heures du matin. Et à chaque fin de service, elles se buvaient deux ou trois shooter de vodka avant de toutes se retrouver dans une boîte de nuit branchée de la ville pour enfin s'endormir à l'aube dans les bras d'un inconnu entre les remontées d'alcool et les bien faits de la drogue. Toujours la même routine.

Elle plia la petite liasse de billet qu'elle glissa dans la poche de son jean avant d'attraper son verre pour en avaler le contenu. Le liquide venait lui brûler délicatement la gorge alors que le coup brusque de la chose la fit toussoter. Elle aimait le whisky mais elle aimait plus l'avaler d'un coup sec pour en sentir la brûlure descendre le long de œsophage. C'était un peu comme avaler une flamme entière mais sans feu. C'était si bon mais à la fois si désagréable. Tendant son bras gauche pour attraper son casque de moto, elle quitta le comptoir du bar, la tête légèrement dans les vapes. Cela faisait plusieurs semaines, voir plusieurs mois qu'elle n'avait plus aucun contact avec quiconque de la Triade et donc plus de mission. Depuis quelques temps déjà, sa seule activité se résumer à jouer les larbins pour le compte de la Deadly Viper, histoire de pouvoir mieux infiltrer le camp ennemi. Parfois, elle détestait vraiment être un double agent et parfois, elle s'imaginait avoir une autre vie. Une de celle où vous ne vous cachez pas constamment et dans laquelle personne ne surveille vos faits et gestes avant de vous éliminez et vous jetez dans le canal. Mais c'est connu, les rêves ne font toujours pas bonne réalité.

Ignorant le gloussement des pin-up au bar, elle contourna celui-ci avant de descendre un vieil escalier qui menaçait chaque jour de s'écrouler. Celui-ci menant à une lourde porte en fer forgé qui elle, mener enfin à l'extérieur dans une petite ruelle sans issue où les poubelles s'entassaient les unes sur les autres. Saluant les deux vigiles qui finissaient de fumer leur clope, elle enfourcha sa moto. Il était trois heures passé mais la ville restait largement en effervescence. Les boîtes de nuit s'échangeaient leurs clients tandis que les plus amochés animaient les rues par des cris et des rires à gorge déployés. Attachant la sangle de son casque en dessous du menton, Sweva mit en route le moteur avant de filer à travers la ruelle éclaire par la lumière de ses phares. La vitesse était ce qu'elle aimait par dessus tout et la moto lui avait paru le meilleur moyen pour en connaître les bien faits et même si le vent ne fouettait pas son visage, elle sentait sa force sur chacun de ses membres encore chaud. Loin d'être fatiguée - comme par habitude de se coucher au petit matin - elle avait pensé finir sa nuit par un bon bain bien chaud dans lequel elle aurait surement fini un roman policier débuté il y a à peine une semaine. Mais s'était sans compter sur un message codé reçu une heure plus tôt lui donnant rendez-vous d'un petit hôtel abandonné à la sortie de la ville. L'activité lecture venait de tomber à l'eau pour une occupation certainement plus intéressante.

Arrêtant le moteur, Sweva avait garé sa moto dans un coin sombre et reculé du petit parking juste devant un motel américanisé. Chaque chambre donnait accès directement au parking. Ne prenant pas la peine d'ôter son casque, elle glissa les clefs dans son blouson de cuir. Il ne lui restait qu'à attendre le signal pour en connaître la chambre et le moment d'y pénétrer.
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Wagner Wylder
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MessageSujet: Re: We don't have to think like that anymore   Ven 24 Juil - 22:35

Le clocher de l’église de la ville sonna une fois, une seule et unique fois, lorsque Wagner franchit enfin le seuil de chez lui. La journée avait été longue, trop longue. A dire vrai, sa journée comptait presque autant d’heures que deux jours mais il avait arrêté de mesurer le temps écoulé sans qu’il ne rentre à son appartement après la vingt-cinquième heure ; il se faisait moins de mal ainsi. L’obscurité latente avait le bénéfice de le rendre invisible, dissimulant aux témoins potentiels les deux lames qui dépassaient de son dos et la large tache écarlate qui maculait tout le devant de son T-shirt. Il avait passé un sale quart d’heure, cela était clair. Toutefois, il était moins à plaindre que celui qui avait le litre de sang qui s’était transféré sur ses vêtements. Normal. Appréciant un instant le noir bienveillant une fois à l’intérieur de son salon, il n’alluma la lumière qu’une fois sa chambre rejointe. Là, il déposa soigneusement ses katanas à l’emplacement spécialement agencé dans son armoire – aux côtés de toutes ses autres armes et munitions – avant d’enlever ses habits souillés par l’hémoglobine. Il les jetterait au feu dès le lendemain. Dommage, il aimait bien ce pantalon, il était confortable. Alors qu’il se trouvait sous une douche brûlante, avec pour compagnie le bruit solitaire des gouttes sur la vitre de la cabine, la perspective de se retrouver bel et bien seul ce soir lui tira un frisson. Non, il n’avait pas envie de dormir dans son lit et de se réveiller avec comme compagnon son bon vieil oreiller. Il méritait un peu plus que cela après l’affreux contrat qu’il avait fini par remplir. Une fois sorti, il laissa l’eau s’écouler un moment pour évacuer tout le sang accumulé dans le bac. Son sang cette fois. Serviette autour de la taille, il se traîna jusque devant le large miroir qui lui renvoya son reflet fatigué dont une entaille aussi large qu’un pouce s’ouvrait au niveau de son épaule gauche. Ce salopard ne l’avait pas manqué. Tandis que d’une main, il s’occupait à mettre un pansement sur ce qui, d’ici peu, deviendrait la ixième cicatrice dessinée sur son corps, il retourna dans sa chambre et chercha après son téléphone. Il déroula la liste de ses contacts, s’attardant un instant sur le nom de Tanya avant de descendre jusqu’à la lettre « H ». Un H comme Harrols. Un léger sourire s’illumina sur ses lèvres lorsqu’il écrivit son message – codé, comme à l’ordinaire –, il ne la dérangerait pas. Il était l’unique oiseau de nuit qu’il connaissait, la seule qu’il pouvait appeler quand les autres n’étaient plus accessibles. Elle était sa roue de secours. Sa plus que sexy roue de secours.

La nuit était encore plus opaque, plus sombre encore, lorsque Wylder s’engagea le long de l’avenue Brygge. Comme à son habitude, il était venu à pied, profitant de l’air frais, contraste parfait avec la chaleur insupportable qui avait sévi tout le jour, pour se remettre les idées en place. Son regard se faufila sur les façades des bâtiments, s’imprégnant de l’ambiance qu’il connaissait plus que de raison puisque cette rue abritait, en plus d’un hôtel qu’ils n’avaient pas encore visité, le quartier général de la Triade. D’une façon masochiste et pourtant peu réfléchi, son choix s’était porté sur le seul endroit de tout Copenhague susceptible de lui rappeler le boulot. Au moins, il n’aurait pas grand chemin à parcourir avant d’aller à son débriefing du lendemain. L’heure du rendez-vous approchait à grand pas et il accéléra l’allure pour être le premier sur les lieux ; ce que la logique obligeait puisqu’il était l’instigateur de cette rencontre nocturne.
« Une chambre. Une nuit, » lança-t-il au réceptionniste au regard de cocker après l’avoir salué d’un simple signe de tête. L’heure tardive n’était pas propice aux échanges de banalités, l’un comme l’autre en étaient conscients. Le tueur à gages s’empara des clés tendues par le jeune homme qui s’empressa de retourner à son activité favorite qui consistait à somnoler devant un vieux poste de radio crachant une émission débile. Il n’y avait de toute façon plus que des émissions débiles passé minuit. Le jeune homme se faufila à l’intérieur de la chambre qui lui avait été attribuée. L’odeur dans ces vieux motels était toujours la même ; un mélange peu ragoûtant de transpiration, de moisi et de désinfectant pour W.C.

Le ronronnement d’un moteur de moto lui tira un nouveau sourire, qui s’effaça bien vite au profit d’un froncement de sourcils. Il n’était décidément pas en avance ce soir, il n’avait pas eu le temps de réfléchir à un signal quelconque pour indiquer à sa compagne la chambre dans laquelle il se trouvait. Ce fut donc sans une once d’inspiration qu’il fit clignoter les lumières, dévoilant un « S.O.S. » en morse à travers les rideaux. C’était là le rare terme qu’il savait retranscrire dans ce langage sans avoir besoin de trop y réfléchir. Une minute et quinze secondes plus tard – temps nécessaire pour ne pas éveiller les soupçons – la porte de la chambre s’ouvrait. Il la laissa entrer davantage dans la noirceur de la pièce qu’il avait à nouveau éteinte avant de se faufiler derrière elle, de refermer la porte et de passer ses bras autour de sa taille. Il se garda une seconde pour s’imprégner de la chaleur de son corps avant d’inonder son cou de baisers.
« J’espère que je n’ai pas dérangé tes plans pour la soirée, » grinça-t-il, son ton toujours aussi ironique, tandis qu’il la faisait se retourner afin de lui faire face. Là, il entoura son frêle menton de ses mains puissantes avant d’y déposer un baiser fougueux. Il n’en avait rien à faire de savoir si elle avait eu d’autres projets, si elle voyait quelqu’un en dehors de lui, si elle avait passé une sale journée ou quoi que ce fût d’autre. Il se moquait de ses états d’âme du moment et elle devait en être consciente. A partir du moment où l’un ou l’autre acceptait qu’ils se retrouvent, cela n’était pas synonyme de conversations au coin du feu sur la pluie ou le beau temps. Ils n’étaient pas meilleurs amis, ils ne s’inquiétaient que peu l’un de l’autre. Il avait envie d’elle, elle avait très certainement envie de lui. C’était ce qui comptait. Rien d’autre.
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Sweva Harrols
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MessageSujet: Re: We don't have to think like that anymore   Dim 26 Juil - 22:04


C'était parti. Le signal était donné, le jeu pouvait commencer. Abandonnant son moyen de locomotion, elle se dirigeait vers la chambre en question à pas de loups. Le quartier de la Triade n'était pas vraiment l'une des meilleurs idées de Wagner pour un rendez-vous au cœur de la nuit, mais ce n'était pas comme-ci elle était réellement en danger. Peu de Deadly Vipers osaient s'aventurer dans ce quartier mais le danger pouvait être partout. Après tout, si elle était un agent double, quiconque pouvait l'être aussi. Si son petit jeu était découvert, elle pouvait à tout moment finir avec une balle entre les deux yeux, abandonné dans un fossé ou bien même brûlé dans un hangar abandonné. Triste fin pour une vie avec d'aussi grands rebondissements. Libérant ses longs cheveux dont les boucles dansèrent sur ses épaules avec grâce, elle poussa sans un bruit la porte de la chambre, casque à la main. La petite pièce était plongée dans le noir absolu et seul la lumière des réverbères à l'extérieur, laissait apercevoir difficilement les ombres des meubles. Refermant derrière elle, Sweva eut à peine le temps de poser son casque sur une petite table d'appoint à l'entrée avant de sentir la présence de son compagnon pour la nuit.
« Je voulais me faire un gogodancer mais ça sera pour une prochaine fois » souffla t-elle avant de répondre à son baiser avec avidité. Il était vrai que, d'un point de vue extérieur, ce qu'ils faisaient minimum une fois par semaine aurait pu fâcher de nombreux Dieu. Entre eux, il n'était pas question de sentiments ni même d'échange d'anecdotes. Dès leur rencontre, cela n'avait été que plaisir charnel et rien d'autre. S'ils se glissaient quelques formes de politesse, c'était juste histoire de rentre le moment plus détendu bien qu'ils n'avaient pas réellement besoin de mot pour évacuer le stress. A dire vrai, ils ne connaissaient rien de l'autre. Mis à part le prénom et la profession - travaillant pour la même organisation, cela leur arrivait de se croiser de temps à autres - ils n'en savaient pas plus. Savoir quel parfum de glace elle aime ou quel genre de musique il préfère, tout ceci les importait vraiment peu. A près tout, ils n'étaient là que pour profiter du corps de l'autre et c'était surtout histoire de combler un trou dans l'emploi du temps.

Jetant ses clefs sur ce qu'il lui semblait être la même petite table d'appoint sur laquelle elle avait posé son casque un peu plus tôt, elle entraîna Wagner à sa suite sans pour autant interrompre leur mélange de salive. Pas d'amour, que du sexe. Telle était leur devise depuis un petit moment déjà. Alors que leurs langues continuaient d'exécuter un ballet classique comme deux danseuses, elle le fit s'asseoir sur le lit avant de se positionner à califourchon au dessus lui. Il fallait dire qu'après plusieurs moments passé ensemble, Sweva était passé experte dans la matière. Elle n'était en rien une nymphomane mais adorait passer du bon temps avec des hommes. Et Wagner n'était pas vraiment le seul, il fallait l'avouer. Le désordre dans sa vie sentimentale ressemblait plus à un souk marocain qu'à un vide grenier. Rien n'était rangé par genre et surtout pas étiqueté avec le prix dessus. Elle ne réussissait jamais à garder une relation stable et avec le métier qu'elle faisait, il était vraiment difficile de garder une vie amoureuse correcte tout en cachant son activité principale : tuer des gens. Et avoir un petit-ami se révélait bien trop dangereux bien que si un jour on devait prendre son conjoint en otage, elle choisirait plutôt de le laisser mourir que de le sauver. Cela dépend encore du temps qu'ils avaient passé ensemble, mais la sécurité est plus importante que de se jeter dans la gueule du loup sans avoir de porte de secours. Alors oui, Sweva était vraiment considéré comme une véritable salope mais elle n'en avait que faire.


« J'espère que tu es en forme parce-que je suis loin d'être fatiguée » lui susurra t-elle à l'oreille avant de mordiller celle-ci tout en envoyant valser sa veste à l'autre bout de la pièce. Et comme à son habitude, elle finirai par chercher sa petite culotte pendant trente minutes le lendemain matin à force de balancer ses vêtements dans n'importe quel sens. La dernière fois, celle-ci avait fini derrière un cadre. Allez savoir comment elle avait réussit à grimper au mur pour s'y cacher.
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Wagner Wylder
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MessageSujet: Re: We don't have to think like that anymore   Lun 3 Aoû - 19:12

Les nuits entre Sweva et Wagner se suivaient et se ressemblaient sur bien des points. Si lieux et moments de la journée – bien que cela se passe le plus souvent aux heures qui voyaient le reste de la ville profondément endormi – variaient d’un rendez-vous à l’autre, le déroulement des opérations étaient la plupart du temps le même. Un appel, un endroit fixé, dix à vingt-cinq minutes plus tard ils se retrouvaient et les heures suivantes s’évanouissaient sous les caresses et les gémissements. Une bonne description de leur relation aurait été incomplète sans mentionner les répliques sarcastiques qu’ils aimaient s’échanger à longueur de temps, comme une marque de fabrique de leurs personnalités respectives ; prouvant que si ça n’avait été pour le sexe, jamais au grand jamais ils n’auraient pu s’entendre. Leurs caractères étaient bien trop semblables – seulement les parties peu agréables, il s’entend – pour qu’ils puissent se supporter l’un l’autre, seuls leurs esprits tortueux et leurs besoins instinctifs formaient un duo en mesure de les rassembler pour quelques heures. Wagner était conscient que leurs rapports étaient tout sauf sains, il n’était pas sans ignorer que quiconque aurait été au courant de cette « liaison » lui aurait tapé sur les doigts jusqu’au sang – surtout Tanya – mais il ne prêtait plus une oreille attentive à ces scrupules passés. Il était un homme sujet à énormément de stress de par son travail et son mode de vie, la jeune Harrols était son exutoire et, il n’y avait pas à dire, elle était plus efficace que la meilleure des tisanes. En plus, elle coûtait moins cher qu’une séance de massage suédois. Dire qu’avec le temps, le tueur s’était attaché à la présence de sa collègue aurait été quelque peu véridique mais il se refusait à l’avouer. Après tout, à ses yeux à elle, il n’était qu’un numéro à appeler lorsqu’elle était en manque de sexe, elle avait cette réputation et il s’en accommodait. « Tu me vois très heureux de te faire économiser les services d’un homme qui aurait demandé une somme folle pour un travail mal fait. » La fin de sa phrase se perdit dans un baiser fougueux, Sweva prenant temporairement les rênes pour se mettre à l’aise et le jeter sur le lit avec nonchalance.

Alors qu’elle se positionnait en tant que dominante, le surplombant de toute sa hauteur sans interrompre plus d’une seconde le contact entre leurs lèvres, Wagner attrapa fermement ses cuisses pour ramener son frêle corps tout contre lui. Il fit circuler ses lèvres sur le cou de la jeune femme, jouant de sa langue aux endroits qu’il savait les plus réceptifs pour décrocher un gémissement de plaisir chez la demoiselle. Ses mains se perdirent dans son dos alors qu’il soulevait lentement mais sûrement son T-shirt, comptant s’en débarrasser dans la minute qui suivait. Dès lors que le bout de tissu ne fut plus qu’un souvenir sur le corps de sa compagne, il entoura sa taille de ses deux mains et, d’un geste souple et assuré, la retourna pour l’allonger totalement sur le couvre-lit, lui-même se plaçant au-dessus d’elle. Là où était sa place. « Ne t’inquiète pas pour ça, tu parleras de cette nuit à tes amies pendant une décennie, » répondit-il sur le même ton précédemment utilisé, un sourire espiègle sur le visage. Il ôta à son tour son T-shirt, dévoilant le pansement immaculé sur son épaule, avant de passer un bras dans le dos de Sweva pour la ramener tout contre lui alors que cette dernière s’attelait déjà à défaire sa ceinture. Les vêtements pouvaient s’avérer tellement handicapant, cela en devenait frustrant. Wylder avait dû passer autant, voire plus, de temps à s’habiller – et se déshabiller, donc – qu’à être véritablement dedans. L’idée de vivre nu lui traversa vivement l’esprit mais disparut quand la jeune Harrols s’empara à nouveau de ses lèvres, le focalisant à nouveau sur le moment présent.

Son ardeur perdit en intensité sans qu’aucun signe avant-coureur ne puisse le laisser présager. Il resta un instant en suspens, torse nu, sa braguette à moitié ouverte, ses mains posées maladroitement sur le corps de sa partenaire qui n’attendait plus que la suite des événements. Toute une foule d’émotions lui passa par la tête. De l’inquiétude à propos de sa fille à l’énervement vis-à-vis de son boulot plus omniprésent de jour en jour en passant par les tourments ressentis depuis qu’il avait révélé le plus intime de ses secrets à Tanya, il passa tout en revue à la recherche de ce qu’il le dérangeait le plus dans le lot. Afin de le virer momentanément pour être tranquille et vivre le meilleur moment de sa journée. Malheureusement pour lui, il eut beau mettre le tout de côté, ce point dans sa poitrine était toujours bel et bien présent. Puis, ses yeux s’illuminèrent d’une lueur intéressée lorsqu’ils firent le tour de la pièce avant de s’attarder un peu plus longuement sur le comptoir qui séparait la pièce principale de la minuscule cuisine.
« Il y a quelque chose qui me perturbe, » souffla-t-il en reportant son attention sur Sweva. Il attendit quelques secondes d’avoir attisé sa curiosité puis, sans effort apparent, il l’attrapa fermement, s’assurant qu’elle entoura sa taille de ses jambes avant de la transporter du lit sur le meuble qu’il avait repéré un instant plus tôt. « Voilà qui est mieux, » lâcha-t-il en reprenant là où il s’était arrêté, c’est-à-dire à la découverte du corps de sa partenaire avec sa bouche.
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